Les cicatrices et ecchymoses qui zèbrent le corps de Bryan Kohberger, visibles sur des clichés inédits obtenus par le Daily Mail, apportent un éclairage troublant sur l'une des affaires criminelles les plus choquantes des États-Unis. Ces images, prises après son arrestation en janvier 2023, révèlent des marques de lutte et de résistance, tandis que les enquêteurs cherchent à comprendre leur lien avec les faits du 13 novembre 2022, lorsque quatre jeunes étudiants ont été poignardés à mort dans leur logement étudiant.
Les vingt-cinq photographies, obtenues par le biais d'une demande de documents publics, montrent l'étudiant en criminologie, alors âgé de 30 ans, dans une tenue d'incarcération orange au sein de la prison du comté de Latah, à Moscow. Ces clichés, réalisés lors d'un examen médical, capturent un moment clé de l'enquête : la prise d'un prélèvement ADN qui scellera définitivement le sort de Kohberger.
Les marques de la lutte ou de l'aveuglement
Une ecchymose jaunâtre sur son biceps droit et une marque sur le mollet gauche retiennent particulièrement l'attention. Ses mains, d'un violet anormal, laissent entrevoir des ongles pâles et déformés, tandis qu'une croûte orne sa jointure gauche. Selon Jen Coffindaffer, ancienne agente du FBI et spécialiste des crimes violents, ces lésions pourraient résulter d'une résistance acharnée de la part des victimes, dont les corps portaient la trace de dizaines de coups de couteau.
Les experts soulignent que la présence de telles blessures chez un agresseur est fréquente dans les affaires impliquant des attaques au couteau, où la victime, en état de légitime défense, peut infliger des blessures même à son assaillant. Les marques observées sur les bras et les mains de Kohberger correspondent à des tentatives de saisie de l'arme, voire à des coups portés lors d'une lutte désespérée. Les cicatrices et décolorations pourraient aussi s'expliquer par des pratiques extrêmes de musculation, comme l'entraînement avec restriction du flux sanguin, une technique que l'accusé aurait adoptée après des années de harcèlement pour son surpoids.
Un ADN accablant
Le profil de Bryan Kohberger, décrit comme un germophobe obsédé par l'hygiène, ajoute une dimension troublante à cette affaire. Les détenus ont rapporté des douches pouvant durer jusqu'à une heure, ainsi qu'un lavage compulsif des mains, parfois plus de cinquante fois par jour, au point de provoquer des inflammations cutanées. Ces comportements, couplés à ses blessures, dessinent le portrait d'un homme dont l'apparence soignée masque une réalité violente, tandis que les familles des victimes restent sans réponse quant aux motivations profondes de l'attaque.
- Daily Mail
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