Un guide de 50 pages, attendu comme une bible par les prétendants à l’Élysée, vient d’être publié par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Dès le 1er avril, chaque dépense, même minime, engagée pour conquérir les suffrages sera passée au crible. Meetings, tracts ou réseaux sociaux : rien n’échappera à l’institution qui veillera à ce que les règles soient scrupuleusement respectées.
Les plafonds de dépenses, fixés à 16,8 millions d’euros pour le premier tour et 22,5 millions pour le second, restent inchangés depuis 2022. Au-delà, point de salut : le remboursement par l’État, conditionné à l’obtention d’au moins 5 % des voix, sera automatiquement refusé. Christian Charpy, président de la CNCCFP, insiste : « Les dépenses sont souvent significatives lors d’une présidentielle. » Une vigilance accrue s’imposera donc dès les premiers signaux de campagne.
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Les dons, eux aussi, sont encadrés avec une limite de 4 600 euros par particulier. Toute tentative de contournement, comme des contributions multiples à différents candidats, sera sanctionnée. Par ailleurs, les primaires fermées, réservées aux seuls adhérents d’un parti, ne pourront prétendre à un financement public, contrairement aux scrutins ouverts à tous. Une nuance qui pourrait peser lourd dans les stratégies des états-majors.
- Le Parisien
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