Un chantier de barrage en Angola a conduit à la découverte urgente d'un village du XVe siècle, dont les tombes de 600 ans risquent d'être englouties sous les eaux. Une civilisation oubliée refait surface, défiant les récits établis sur les sociétés précoloniales africaines.

Une urgence archéologique

Les fouilles menées en urgence ont mis au jour des sépultures et des artefacts révélant une organisation sociale complexe, inconnue jusqu'alors. Les chercheurs soulignent l'urgence de ces travaux, menacés par la montée des eaux du réservoir.

Ce site, situé dans la province de Malanje, offre un aperçu inédit des structures politiques et religieuses de l'époque. Les datations au carbone 14 confirment l'âge des vestiges, datés entre 1400 et 1500.

Des vestiges qui réécrivent l'histoire

Les anthropologues évoquent une société organisée autour de rites funéraires élaborés, avec des sépultures collectives et des objets symboliques. Ces découvertes remettent en cause l'idée d'une Afrique précoloniale uniformément tribale et peu structurée.

600 ans d'histoire africaine risquent de sombrer dans l'oubli, engloutis par un simple barrage.

Les autorités angolaises ont autorisé des fouilles préventives, mais les moyens limités menacent la préservation des vestiges. Le barrage, déjà partiellement submergé, accélère la destruction des traces de cette civilisation.

Ce que l'on croyait savoir des sociétés précoloniales vole en éclats.

Les premières analyses des artefacts suggèrent des échanges commerciaux avec des régions éloignées, attestant d'une interconnectedité méconnue. Ces éléments pourraient réécrire l'histoire des réseaux africains avant l'arrivée des Européens.

Le patrimoine menacé par les eaux

Les chercheurs appellent à une mobilisation internationale pour sauver ce patrimoine, avant que les eaux ne l'effacent définitivement. Sans intervention, des siècles d'histoire disparaîtront sous les flots.

Sources :
  • Science & Vie

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