L’ONG indique avoir identifié près de 25 000 utilisateurs actifs sur des groupes et chaînes dédiés au partage de photos et vidéos de femmes dénudées, parfois contre rémunération.
Au total, plus de 80 000 fichiers photos, vidéos et audios, certains générés par IA, ont été échangés sur les 16 canaux Telegram étudiés pendant six semaines. Ces contenus étaient « principalement sexuellement explicites », a précisé AI Forensics. Certains contenaient des images d’adolescentes.
Les auteurs de l’étude ont relevé sur ces groupes d’autres pratiques, comme le « doxxing », c’est-à-dire le partage d’informations personnelles d’une personne, du harcèlement, des incitations au viol, et l’évocation de fichiers pédopornographiques.
« Au cours de la période d’observation, plusieurs groupes ont été fermés par Telegram pour rouvrir quelques heures plus tard sous les mêmes noms, ce qui suggère que les mécanismes de modération de Telegram sont insuffisants », indique le rapport. Au moment de sa rédaction, « tous les groupes étaient actifs », a précisé AI Forensics.
« Telegram combine de solides fonctionnalités de confidentialité - notamment la messagerie chiffrée de bout en bout et les comptes pseudonymes - avec des capacités de diffusion à grande échelle », soulignent les auteurs, estimant que cela favorise les comportements abusifs. La messagerie permet également de créer des canaux de diffusion payants.
Ils recommandent d’intégrer Telegram à la liste des « très grandes plates-formes » au sens du règlement européen sur les services numériques (DSA), ce qui renforcerait le contrôle opéré sur ces services.
- Le Parisien
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