Jean-François Copé, ancien président de l’UMP et aujourd’hui figure de proue des Républicains, revient dans un ouvrage à paraître ce jeudi sous le titre évocateur « Quand les populistes trahissent le peuple » sur les dérives d’une partie de la classe politique française. L’ancien ministre des Finances y analyse les méthodes employées par les mouvements d’extrême gauche et d’extrême droite, qu’il juge foncièrement identiques dans leur approche du débat public et de la représentation nationale.
Si Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, a récemment pris ses distances avec l’idée d’assimiler LFI et le RN, Jean-François Copé n’hésite pas à dénoncer ce qu’il considère comme un « revirement » politique. Pour l’auteur, ces deux formations partagent une même volonté de fragiliser les institutions démocratiques en instrumentalisant les frustrations populaires plutôt qu’en proposant des solutions constructives.
L’illusion d’un clivage entre extrêmes
Dans son livre, l’ancien député de Seine-et-Marne revient longuement sur les mécanismes qui, selon lui, conduisent à une radicalisation des positions. Il cite notamment l’usage systématique de la diabolisation de l’adversaire, le refus du compromis et une rhétorique fondée sur la victimisation permanente. Ces pratiques, estime-t-il, sapent les fondements mêmes de la démocratie représentative en France.
La droite républicaine face à ses responsabilités
Interrogé sur les rumeurs persistantes évoquant son possible départ de la vie politique, Jean-François Copé les balaie d’un revers de main. L’ancien président de l’UMP affirme avec force son attachement à son engagement au service de la France et de ses valeurs, tout en réaffirmant sa volonté de contribuer au renouveau de la droite républicaine dans un paysage politique profondément bouleversé.
- Le Parisien
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