Âgé de plus de quatre-vingts ans mais toujours aussi acéré dans ses prises de parole, Carlo De Benedetti a saisi l’occasion d’un passage dans l’émission *Otto e mezzo* sur La7 pour exprimer son opposition aux primaires organisées à gauche en France. L’entrepreneur, qui avait un temps évoqué son souhait de rejoindre le Parti démocrate italien sous une forme ou une autre, a rappelé avec une ironie mordante les ambiguïtés d’un système politique français qu’il juge à la fois figé et déconnecté des réalités.

Ancien propriétaire d’une carte du Parti socialiste de l’ère Mitterrand, De Benedetti a rappelé avec une pointe de cynisme les transformations successives de la gauche française, passée de l’héritage mitterrandien à des configurations plus contemporaines, souvent marquées par des divisions internes. Son intervention survient alors que le débat sur l’avenir du pays s’intensifie, entre revendications sociales et remises en cause des élites traditionnelles.

La gauche française dans le collimateur d’un vétéran de la politique italienne

Dans une allocution où se mêlent expérience et provocation, l’homme d’affaires a souligné l’inadéquation des mécanismes de désignation des candidats entre les deux rives des Alpes. Son propos, bien que centré sur l’Italie, résonne particulièrement en France, où les primaires restent un sujet de controverse, entre légitimité démocratique et instrumentalisation politique. Une critique qui interroge la capacité des partis traditionnels à incarner une vision unifiée face aux défis actuels.

Quand l’héritage politique devient un fardeau familial

Son intervention a également mis en lumière les tensions familiales autour de l’héritage politique de De Benedetti, dont les enfants ont cédé les parts symboliques qu’il détenait dans un parti historique de la Première République. Une décision qui illustre, selon ses détracteurs, le déclin d’une époque où l’engagement partisan relevait davantage d’une conviction que d’une stratégie économique ou médiatique.

Sources :
  • Libero

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