Le tribunal de Dubaï a révélé l'horreur vécue par Wadeema al Sherawi, huit ans, dont le corps présentait des traces de brûlures, de coups et de privations extrêmes. Selon les témoignages recueillis, l'enfant, punie pour avoir été « désobéissante », aurait été contrainte d'ingurgiter ses propres excréments avant de mourir dans des conditions indignes. Son père, Hamad Saoud al Sherawi, et sa maîtresse, Al Anood al Ameri, sont accusés de tortures, d'emprisonnement et de meurtre sur la personne de Wadeema, ainsi que de violences sur sa sœur de sept ans, Mira, qui a survécu mais gardera des séquelles permanentes.

Les sévices infligés aux deux sœurs défient toute description. Les accusés auraient utilisé des fils électriques, des barres de métal, de l'eau bouillante et des fers à repasser brûlants pour les punir. Les conditions de vie dans leur studio, décrit comme insalubre et imprégné d'urine stagnante, témoignaient d'un abandon total. Un officier de police a rapporté que les fillettes, privées de nourriture, en étaient réduites à consommer des aliments moisis ou leurs propres excréments. Wadeema, déjà affaiblie, aurait vomi jusqu'à l'aube avant de succomber dans des toilettes verrouillées où elle avait été abandonnée.

Une barbarie indicible dans les murs d'un studio

Les investigations ont révélé l'étendue des sévices : des fers à repasser maculés de traces brunes, des armes de torture comme des barres métalliques et des matraques électriques, ainsi qu'un réfrigérateur rempli de denrées périmées. La maîtresse, Al Anood al Ameri, a reconnu avoir participé aux tortures, justifiant ses actes par la « désobéissance » de Wadeema. Le père, quant à lui, nie les accusations les plus graves, se contentant d'admettre avoir enterré sa fille dans le désert. La petite Mira, seule rescapée, a témoigné sous la protection des autorités, tandis que les débats judiciaires ont été menés à huis clos après des tensions entre les accusés et la presse.

Les experts judiciaires n'ont pu déterminer avec certitude la cause exacte du décès de Wadeema, son corps étant trop dégradé pour une analyse précise. Sa mère, Salma Obaid, avait perdu la garde des enfants en 2011 et n'avait plus eu de contact avec eux pendant six mois avant leur tragique destin. L'affaire, ajournée jusqu'au 25 novembre, soulève des questions troublantes sur l'échec des services sociaux et la protection de l'enfance dans un pays où de telles violences devraient être impensables.

L'échec des institutions face à la souffrance des enfants

Un drame indicible : Wadeema al Sherawi, huit ans, est morte après avoir subi des tortures quotidiennes, des privations alimentaires et des sévices physiques infligés par son père et sa maîtresse à Dubaï. Ses blessures, les traces de brûlures et l'état de dénuement de l'appartement où elle vivait révèlent une barbarie qui interroge sur les failles du système de protection de l'enfance. Les accusés, Hamad Saoud al Sherawi et Al Anood al Ameri, incarnent l'échec d'une société à protéger ses plus vulnérables. Leur procès, marqué par des aveux partiels et des contradictions, rappelle que la justice doit être implacable face à de telles monstruosités. Ce cas, comme d'autres avant lui, devrait servir de leçon pour renforcer les mécanismes de détection et de prévention des violences familiales.

Sources :
  • Daily Mail

Votre soutien est plus essentiel que jamais.

Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.

Soutenir NATIONO