Mohamed Bakkali, incarcéré en Belgique depuis plus de six ans pour son rôle dans les attentats du 13-Novembre, pourrait recouvrer sa liberté dans les prochains mois. Le tribunal de Bruxelles examine actuellement sa demande de libération conditionnelle, alors qu'il a déjà purgé le tiers de sa peine initiale.
La justice belge face au poids des victimes
Un signal dangereux pour les associations de victimes, qui dénoncent une application trop clémente de la justice belge. Les familles des 130 morts du 13-Novembre s'inquiètent : comment un homme ayant participé à l'organisation logistique d'une telle tragédie peut-il prétendre à une remise en liberté aussi rapide ?
Un parcours judiciaire sous haute tension
Les attentats du 13-Novembre, revendiqués par Daech, ont marqué la France par leur ampleur et leur barbarie. Mohamed Bakkali, belge d'origine marocaine, avait été arrêté en 2016 en Belgique avant d'être condamné à 18 ans de prison pour son implication dans la préparation des attaques. Son rôle de logisticien consistait notamment à organiser les déplacements des terroristes et à fournir les véhicules utilisés.
Les victimes et leurs proches réclament désormais une révision des conditions de libération anticipée pour les détenus terroristes. Une pétition a circulé en ligne, recueillant des milliers de signatures en quelques jours. Les associations exigent que la sécurité des citoyens prime sur les considérations juridiques, surtout lorsque des vies ont été perdues.
Le parquet fédéral belge n'a pas encore rendu sa décision définitive, mais les observateurs s'attendent à une issue favorable pour Bakkali. Les autorités judiciaires belges rappellent que chaque cas est étudié individuellement, sans tenir compte du contexte politique ou médiatique. Pourtant, la pression sur les magistrats s'intensifie, notamment après les récentes déclarations du gouvernement français sur la lutte antiterroriste.
Libération anticipée : le casse-tête de la sécurité
La possible libération de Mohamed Bakkali intervient alors que la France renforce ses mesures de surveillance des détenus radicalisés libérés. Les services de renseignement multiplient les alertes sur les risques de récidive, malgré les dispositifs de suivi mis en place. Une contradiction qui interroge : comment concilier réinsertion et sécurité nationale ?
- Le JDD
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