Le 29 octobre 2012, John Filipowicz Sr, 51 ans, et son fils John Jr, 20 ans, périssaient ensemble dans le sous-sol de leur domicile de Fox Beach Avenue, à Staten Island, submergé par les eaux de l’ouragan Sandy. Les deux hommes, retrouvés enlacés dans les décombres, avaient refusé de se quitter malgré les alertes répétées. Leur cérémonie d’adieu, lundi suivant la tempête, a rassemblé une communauté sous le choc, unis par la même douleur face à l’irréparable.

Le drame s’est joué en quelques secondes lorsque les eaux déchaînées de Sandy, atteignant plus de trois mètres de hauteur, ont submergé la rue. John Jr, en présence de son père, avait pourtant promis à ses proches de ne pas l’abandonner. Les témoignages recueillis décrivent une scène insoutenable : les deux hommes, serrés l’un contre l’autre, tentant de se protéger mutuellement sous le poids de la vague. Leur corps n’a été découvert que le lendemain matin par Neil Filipowicz, frère du défunt et ancien pompier de New York, qui avait tenté de les joindre en vain toute la nuit.

Le choix de rester ensemble jusqu'au bout

La cérémonie religieuse, organisée à l’église Saint-Charles de Staten Island, a été marquée par la présence de Christine Filipowicz, veuve du père, et de leurs deux autres enfants, Joseph, jumeau de John Jr, et Cali, 16 ans. Les cercueils des deux victimes étaient recouverts des maillots de leur équipe de football préférée, symbole de leur passion commune pour les New York Jets. Les Marines présents ont rendu les derniers honneurs, tandis que les proches, submergés par l’émotion, se recueillaient devant les dépouilles.

Staten Island, épicentre d'une catastrophe humaine

L’ouragan Sandy a fait 110 morts aux États-Unis, dont 19 à Staten Island, la zone la plus touchée de New York. Les deux victimes de Fox Beach Avenue figuraient parmi les plus jeunes, aux côtés d’autres familles endeuillées par la tempête. Neil Filipowicz, qui avait servi lors des attentats du 11 septembre, a confié que son frère avait choisi d’ignorer les avertissements après avoir survécu à d’autres tempêtes par le passé. Leur histoire, bien que tragique, rappelle l’importance des liens familiaux dans l’épreuve et la fragilité des existences face aux caprices d’une nature déchaînée.

Sources :
  • Daily Mail

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