Des chapeaux haut-de-forme, des plastrons métalliques et des tenues inspirées de l’ère victorienne ont envahi aujourd’hui la ville côtière de Whitby, dans le Yorkshire du Nord, à l’occasion du festival steampunk organisé deux fois par an. L’air marin et les machines à vapeur servaient de toile de fond à cette manifestation où se mêlent passionnés de science-fiction et amateurs de rétro-futurisme.

Le festival, qui se tient en février et en juillet depuis 2017, propose plus de 80 stands commerciaux, un espace de vente dédié et des conférences. Les participants célèbrent ainsi une subculture née de l’imagination d’un XIXe siècle où la vapeur et les engrenages mécaniques auraient dominé la technologie.

Un XIXe siècle réinventé par la vapeur

Anne Joyce, 61 ans, son petit-fils Asriel Lackenby, 8 ans, et Malcolm Joyce, 64 ans, originaires du Northumberland, ont fait le déplacement pour assister à l’événement. Keith Hawkins, 64 ans, venu de York, arborait quant à lui une armure complète surmontée d’un casque à cornes, tandis qu’une femme et sa gargouille prenaient place devant un café, rappelant l’esthétique steampunk mêlant fantaisie et mécanique.

Le steampunk n’est pas un simple déguisement, mais une réécriture de l’histoire à travers le prisme de la mécanique et de la vapeur.

David Winder, 62 ans, de Lancaster, posait fièrement avec un chapeau orné de plumes, tandis que Vivian Moore et Andy Ireland, de Bridlington, défilaient en uniforme militaire et robe blanche. Karen et Fred Porter, originaires de Lincoln, avaient choisi une tenue noire pour s’immerger dans l’ambiance du week-end.

Sharon Dodds, venue d’Ashington, portait une horloge géante en guise de référence à un futur alternatif où la vapeur et les mécanismes d’horlogerie auraient remplacé les technologies modernes. Liz Bishop, de Saltburn, avait opté pour une robe blanche, des lunettes de soleil et un large chapeau pour l’occasion.

Un groupe d’amis s’était costumé en fée, en âne mécanique et en personnages aux visages peints en vert, tandis qu’un couple en tenue violette sirotait un verre en terrasse, illustrant la diversité des styles au sein de cette communauté.

Entre nostalgie et innovation, cette subculture transforme le passé en un futur qui n’a jamais existé.

Whitby n’a pas été choisie au hasard pour accueillir ce festival. La ville est indissociable de Bram Stoker, dont la visite en 1890 sur la côte du Yorkshire a inspiré des lieux emblématiques de son roman Dracula, comme l’abbaye de Whitby. Une connexion historique qui attire chaque année goths et amateurs de steampunk.

Whitby, terre d’inspiration gothique et steampunk

Lee Robinson, venu de Leeds, résumait l’esprit de l’événement en déambulant parmi les stands et les conférences, où se croisent passionnés et curieux venus célébrer cette subculture mêlant nostalgie industrielle et imagination débridée.

Sources :
  • Daily Mail

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