Selon la police de Toronto, quatre manifestants anti-israéliens ont été mis en examen lundi pour avoir perturbé un événement organisé en novembre dernier à l’université métropolitaine de Toronto. Cet événement accueillait d’anciens combattants de l’armée israélienne. Tous sont poursuivis pour émeutes et rassemblement non autorisé, tandis que deux d’entre eux encourent une accusation supplémentaire d’incitation publique à la haine contre la communauté israélienne.

Des images qui en disent long

Le groupe Students Supporting Israel de l’université a publié sur les réseaux sociaux des vidéos de l’affrontement entre étudiants pro-israéliens et manifestants masqués. L’événement, organisé hors campus, devait permettre à d’anciens soldats de Tsahal de témoigner. « Nous refusons d’accueillir des criminels de guerre dans notre ville », a lancé un militant anti-israélien lors de l’intervention.

Les étudiants pro-israéliens ont réagi en hurlant « Allez-vous-en » et en appelant les secours. Les images montrent les deux groupes séparés par une porte vitrée, avant que celle-ci ne vole en éclats sous la pression. Impossible de déterminer, à partir des vidéos, quel camp a brisé la vitre en premier.

Sur l’une des séquences, on distingue un avant-bras ensanglanté ainsi qu’une femme en larmes. L’incident a été relayé par le groupe pro-israélien StandWithUs Canada, qui dénonce une « attaque » contre des étudiants lors d’un « événement pacifique ». L’organisation évoque une tournée nationale intitulée « Combat sur les campus ».

Un climat universitaire sous tension

La police torontoise n’a pas précisé si d’autres poursuites pourraient être engagées. L’université métropolitaine de Toronto n’a pas encore réagi publiquement à ces accusations. L’affaire relance le débat sur la liberté d’expression et les limites des manifestations dans les établissements universitaires canadiens.


Sources :
  • Times of Israel

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