Les ossements retrouvés jeudi dans le Tarn, dans un champ que Cédric Jubillar avait indiqué aux forces de l'ordre, ont été formellement identifiés comme appartenant à Delphine Jubillar, a-t-on appris ce dimanche. L’énigme persiste : les causes de sa mort restent à cette heure inconnues, malgré les aveux du principal suspect.
Une identification confirmée mais incomplète
Les fouilles organisées dans ce champ de Mailhoc ont pris fin vendredi. Cédric Jubillar, qui a reconnu avoir donné la mort à son épouse, avait déclaré aux enquêteurs qu’il avait enfoui son corps sous un tas de compost. Des ossements ont rapidement été retrouvés sur les lieux, mais ce compost a depuis fait l’objet d’un épandage sur plus de 200 hectares de la propriété de l’exploitant.
Cédric Jubillar a présenté sa version de la nuit de la disparition de Delphine face à la présidente de la cour d’assises de Toulouse. Il a réitéré les aveux livrés début juillet, reconnaissant être à l’origine de sa mort. Selon ses mots, une dispute aurait dégénéré, puis il aurait transporté le corps jusqu’à un champ où il l’aurait enfoui à mains nues sous des monticules de terreau.
Les aveux du suspect et leurs zones d'ombre
Me Mourad Battikh, avocat de l’oncle et de la tante de Delphine Jubillar, s’oppose à tout report du procès en appel de Cédric Jubillar, prévu en septembre. « C’est un deuil qui se mêle à une colère, une stupeur », a-t-il déclaré. « Qu’il ait décidé comme ça de s’en débarrasser, c’est une nouvelle douleur. On ne peut pas dire qu’il n’y ait qu’un soulagement.
Les ossements identifiés confirment la fin tragique de Delphine Jubillar, mais l’absence de détermination des causes de sa mort alimente les interrogations. Les enquêteurs doivent désormais établir si les aveux de Cédric Jubillar correspondent à la réalité ou s’ils relèvent d’une stratégie de défense.
Les forces de l’ordre avaient lancé des recherches dans ce champ après les indications de Cédric Jubillar. La découverte des ossements a confirmé ses déclarations, mais l’épandage du compost sur une vaste superficie complique les investigations complémentaires.
Le procès en appel de Cédric Jubillar, prévu pour septembre, s’annonce sous haute tension. Les proches de la victime attendent des réponses, tandis que la défense devra expliquer les contradictions entre les aveux et l’absence de certitudes sur les causes du décès.
Un procès en appel sous tension
Les ossements retrouvés jeudi ont été identifiés comme ceux de Delphine Jubillar, mais l’absence de conclusions sur les circonstances de sa mort laisse planer un doute persistant. Les enquêteurs doivent désormais concilier les aveux du suspect avec les éléments matériels disponibles.
- BFMTV
Votre soutien est plus essentiel que jamais.
Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.
Soutenir NATIONO


