L'association gérant la mosquée d'Agen a été visée, ce vendredi 15 mai, par un courrier proférant des menaces de mort et des propos à caractère raciste et islamophobe. Selon la préfecture du Lot-et-Garonne, la missive contenait également quatre balles de fusil et était signée du même pseudonyme que celle envoyée au maire de la commune deux jours plus tôt.
Mercredi, Laurent Bruneau, maire divers gauche d'Agen, avait annoncé déposer plainte après avoir reçu une lettre similaire accompagnée de trois cartouches de gros calibre. La préfecture confirme l'ouverture d'une enquête pour chacun de ces faits.
Une escalade inquiétante avant l'Aïd
Messaoud Settati, président de la mosquée, a réagi dans Sud-Ouest en dénonçant des faits extrêmement graves. « À l'approche de la fête de l'Aïd-el-Kébir, cette situation suscite une vive inquiétude au sein de la communauté musulmane de l'agglomération agenaise. De nombreuses familles expriment aujourd'hui leur peur et leur incompréhension face à cette escalade », a-t-il déclaré.
Fin avril, des tags anti-islam avaient été découverts sur les murs extérieurs d'une salle du Passage d'Agen, en banlieue de la préfecture du département. Ces inscriptions, rapidement effacées, coïncidaient avec un dîner interreligieux réunissant les représentants départementaux des différents cultes.
Les autorités locales soulignent l'urgence de la situation, alors que les tensions communautaires semblent s'aggraver dans la région. Les enquêtes en cours visent à identifier les auteurs de ces actes et à prévenir toute nouvelle escalade.
Les deux courriers partagent un même pseudonyme, laissant supposer une possible coordination entre les auteurs des menaces. La gendarmerie et la préfecture coordonnent leurs investigations pour faire la lumière sur ces faits.
La communauté musulmane d'Agen, déjà marquée par les événements de fin avril, voit ces nouvelles menaces comme une provocation supplémentaire. Les responsables locaux appellent au calme et à la vigilance.
L'enquête face à la coordination des menaces
Les élus et associations locales multiplient les appels au dialogue pour apaiser les tensions et éviter que ces actes ne dégénèrent en conflit ouvert.
- BFMTV
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