Des chercheurs en cybersécurité ont mis au jour une faille terrifiante et silencieuse. Des hackers seraient capables de prendre le contrôle à distance d'enceintes connectées ou d'assistants vocaux intégrés aux smartphones en utilisant des ultrasons inaudibles pour l'oreille humaine.
Une faille exploitable à distance
Cette technique repose sur l'envoi de fréquences sonores imperceptibles, mais interprétées comme des commandes par les appareils équipés d'intelligence artificielle. Une fois activés, ces systèmes pourraient exécuter des actions non autorisées : passer des appels, envoyer des messages ou même effectuer des achats en ligne.
Les chercheurs précisent que la méthode fonctionne même lorsque le volume est réglé au minimum. Les ultrasons, dont la fréquence dépasse 20 kHz, restent indétectables pour la plupart des humains, mais sont captés par les microphones des appareils modernes.
Des appareils vulnérables sans solution immédiate
Les fabricants concernés n'ont pas encore réagi publiquement à cette découverte. Pourtant, les implications sont lourdes : des millions d'utilisateurs pourraient être exposés sans même s'en rendre compte. La faille touche aussi bien les enceintes intelligentes que les smartphones équipés d'assistants vocaux.
Les experts en sécurité soulignent l'absence de parade simple pour l'instant. Les utilisateurs ne peuvent pas se prémunir contre des attaques utilisant des ultrasons, faute de moyen de les bloquer. Seule une mise à jour logicielle pourrait, à terme, corriger cette vulnérabilité.
Les chercheurs ont testé l'attaque sur plusieurs modèles d'enceintes et d'assistants vocaux, avec des résultats concluants. Ils appellent désormais les industriels à renforcer leurs protocoles de sécurité pour éviter une exploitation massive de cette faille.
L'essor des assistants vocaux interroge la sécurité
Cette découverte intervient alors que les assistants vocaux gagnent en popularité. Leur intégration toujours plus poussée dans les foyers et les appareils connectés soulève des questions sur leur fiabilité et leur protection contre les cybermenaces.
- La Razón
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