Entrée en vigueur entre Israël et le Liban, la trêve de dix jours, négociée sous l’impulsion des États-Unis, apparaît déjà vacillante. Les accusations croisées et les tensions persistantes entre les deux camps risquent de fragiliser davantage cette fragile avancée diplomatique.
L’arrêt des hostilités reste donc très précaire. Mais après six semaines d’affrontements meurtriers ayant fait plus de 2 000 morts et plus d’un million de déplacés, la trêve a le mérite d’exister. Un répit qui donne déjà lieu à une bataille de récits pour s’attribuer le mérite de cette première avancée.
La trêve, fruit d'une pression américaine
Dès les premières minutes de la trêve, des tirs de célébration ont retenti dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. La milice pro-iranienne revendique cette trêve comme le fruit de la pression exercée par Téhéran sur Washington, une interprétation que le régime iranien a rapidement relayée.
Hezbollah et Téhéran s'attribuent la paternité de l'accord
Les tensions ne se limitent pas aux déclarations. Le Liban accuse déjà Israël d’avoir violé le cessez-le-feu, tandis que le Hezbollah affirme avoir riposté. Ces accusations croisées illustrent la défiance persistante entre les deux parties, malgré l’engagement formel de cesser les hostilités.
- France Info
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