Cinq Américains, dont des contractors et des militaires en service actif, ont subi des blessures légères après une frappe de missile balistique iranien sur la base aérienne Ali Al Salem, située au Koweït. Selon des sources citées par Bloomberg, les défenses antiaériennes koweïtiennes ont intercepté le projectile, mais des débris ont tout de même atteint l'installation, entraînant des dégâts matériels et des victimes.
L'attaque a été menée à l'aide d'un missile Fateh-110, un engin balistique à courte portée capable de frapper des cibles jusqu'à 124 miles de distance, selon le Center for Strategic and International Studies. Téhéran a tiré plus de 1 850 missiles balistiques depuis le début du conflit, confirmant une escalade continue de ses moyens militaires.
Une frappe aux conséquences limitées mais symboliques
Deux drones MQ-9 Reaper, estimés à 30 millions de dollars chacun, ont tenté d'intercepter le missile iranien. L'un des appareils a été détruit, tandis que le second a subi de dommages sévères, selon le rapport de Bloomberg. Cette frappe survient alors que les tensions entre Washington et Téhéran restent vives, malgré un cessez-le-feu temporaire signé en avril.
Le ministère koweïtien des Affaires étrangères a qualifié l'attaque d'agression flagrante et a accusé l'Iran de violer les termes du cessez-le-feu. Le commandement central américain (CENTCOM) a de son côté dénoncé une violation éhontée de l'accord, tandis que les États-Unis ont accusé Téhéran de multiples violations depuis avril.
La base Ali Al Salem, surnommée « Le Rocher » en raison de son élévation au-dessus du désert environnant, se situe à environ 39 miles de la frontière irakienne. Cette installation abrite des troupes américaines et sert de point stratégique pour les opérations régionales. L'incident a immédiatement relancé les craintes d'une reprise des hostilités.
Les négociations en cours pour un accord de paix restent au point mort. Le président américain a réaffirmé vendredi sa volonté de parvenir à un arrangement garantissant que l'Iran ne possède pas d'arme nucléaire, tout en exigeant la réouverture immédiate et sans restriction du détroit d'Ormuz. Trump a évoqué une « détermination finale » lors d'une réunion à la Situation Room.
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré samedi, lors du forum Shangri-La Dialogue à Singapour, que les troupes américaines étaient prêtes à « reprendre les opérations si nécessaire ». Il a souligné la capacité des États-Unis à riposter, évoquant des stocks militaires « plus que suffisants » pour faire face à toute escalade.
Le détroit d'Ormuz, enjeu central des négociations
Hegseth a également confirmé que la fermeture du détroit d'Ormuz, imposée par l'Iran en représailles aux frappes américaines, était un sujet central des discussions. Il a rassuré les partenaires sur la position américaine, insistant sur une ouverture totale du passage maritime, sans péage ni restriction. Lara Trump, quant à elle, a exprimé l'espoir d'une résolution rapide de l'accord, évoquant une issue possible « dans les prochaines heures ».
- Daily Mail
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