Premier modèle automobile de Xiaomi, la SU7 vient de passer la barre des 500 000 ventes en Chine. Une performance symbolique pour un constructeur issu du monde des smartphones, où la marque s’est pourtant imposée comme un acteur majeur. Le pari automobile porte ses premiers fruits.

Xiaomi est avant tout connu pour ses smartphones, mais la marque a étendu son activité dans son pays natal, où elle produit désormais des voitures. Un virage stratégique qui peut surprendre en Europe, mais qui a déjà porté ses fruits : ses modèles ont battu des records de vitesse sur le circuit du Nürburgring, alors même qu’ils n’étaient pas commercialisés en Occident.

Un succès chinois qui masque des faiblesses

Le succès est au rendez-vous pour la SU7, berline électrique lancée il y a à peine plus de deux ans. Pourtant, ses ventes ont chuté de 43,6 % sur les sept premiers mois de 2026, avec 101 540 exemplaires livrés. Un chiffre qui n’a pas empêché la production globale de progresser de 15 %, grâce notamment au SUV YU7, dont la commercialisation a débuté en juin 2025.

500 000 ventes en Chine, mais seulement 39 % de l'objectif annuel.

Le YU7 a rapidement séduit les clients, détournant une partie de l’attention de la SU7 et s’imposant comme un concurrent direct du Tesla Model Y. Xiaomi a même lancé en mai 2026 une version plus accessible du SUV, équipée d’une batterie de 73 kWh, pour élargir sa cible.

Les chiffres globaux de Xiaomi restent en deçà des ambitions affichées : 216 322 véhicules produits en 2026 ne représentent que 39 % des 550 000 unités prévues. Pour combler ce retard, la marque devrait livrer en moyenne 67 000 modèles par mois d’ici la fin de l’année, un objectif jugé irréaliste par les observateurs.

La SU7 restylée ne suffira pas à redresser la barre. Le salut pourrait venir des modèles hybrides à prolongateur d’autonomie de la gamme Sky Nomad, comme les N90 Max et N70 Max. Plus traditionnels et familiaux, ces véhicules devraient être lancés en septembre 2026, mais leur arrivée semble tardive pour inverser la tendance.

2027 : l'Europe attendra, mais sera-t-elle prête à adopter Xiaomi ?

Xiaomi ne compte pas débarquer en Europe avant 2027. Une stratégie prudente, mais qui laisse le champ libre aux concurrents locaux et internationaux sur un marché déjà très concurrentiel. La marque chinoise mise sur des prix maîtrisés et des performances reconnues pour percer, mais le temps joue contre elle.

L'Europe en ligne de mire, mais à quel prix

Les produits les plus performants de Xiaomi ont déjà fait parler d’eux, notamment sur les circuits automobiles. Pourtant, leur arrivée en Europe reste conditionnée à une capacité à rivaliser avec des constructeurs établis, tant sur le plan technologique que tarifaire.

Sources :
  • 01net

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