Lancé dans le cadre d’un plan controversé pour désengorger les prisons, le dispositif d’early release du Premier ministre Andy Burnham menace directement la sécurité des femmes. Selon les chiffres révélés par le Daily Mail, plus de 9 000 auteurs de violences conjugales pourraient recouvrer leur liberté avant l’expiration de leur peine. Une décision qui intervient alors que les violences contre les femmes atteignent des niveaux records au Royaume-Uni.

Un dispositif aux conséquences directes sur la sécurité des femmes

Jess Phillips, ancienne ministre de la Sécurité intérieure sous Keir Starmer, a quitté le gouvernement en mai après avoir critiqué l’absence de détermination de ce dernier à lutter contre les violences faites aux femmes. Elle a réitéré hier son inquiétude : « Le niveau d’engagement actuel de Labour n’est nulle part suffisant pour réduire de moitié les violences envers les femmes d’ici dix ans, comme promis dans le manifeste électoral.

« Le niveau d’engagement actuel n’est nulle part suffisant pour réduire de moitié les violences envers les femmes. » — Jess Phillips

Intervenant sur le podcast Electoral Dysfunction de Sky, elle a rappelé que la stratégie gouvernementale contre les violences faites aux femmes ne permettrait, au mieux, qu’une baisse de 25 % des agressions si elle était intégralement appliquée. « Les autres ministères ont leurs priorités, mais ce n’est pas mon rôle de faire des compromis sur la sécurité des femmes », a-t-elle martelé.

Jess Phillips a exhorté Andy Burnham à bloquer les libérations anticipées des détenus condamnés pour violences conjugales ou comportements coercitifs. « Le Premier ministre doit absolument examiner la possibilité d’exempter ces criminels de ce dispositif », a-t-elle plaidé. Une position partagée par Alicia Kearns, porte-parole du Parti conservateur pour les Affaires intérieures, qui accuse Labour d’avoir déjà libéré plus de 70 000 détenus en avance, « chaque sortie étant un choix qui rend les femmes moins en sécurité ».

Plus de 9 000 violeurs libérés avant terme : chaque décision est un choix qui fragilise la sécurité des femmes.

Les promesses de Labour jugées insuffisantes

Alicia Kearns a réaffirmé la position des conservateurs : « Protéger les femmes et les filles doit primer sur la gestion des effectifs carcéraux. Nous abolirons le Conseil des peines et rétablirons les directives de condamnation sous l’autorité du Lord Chancelier. » Elle a appelé à l’abandon immédiat du dispositif d’early release, jugé dangereux.

Sources :
  • Daily Mail

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