Edward James Kilbey, 83 ans, ressortissant britannique, a été condamné en 2024 à quatorze mois de prison pour avoir molesté une enfant de neuf ans en présence d’un autre mineur. Le tribunal de Perth a reconnu des actes d’une gravité extrême, impliquant force et coercition, selon les termes mêmes de la juge Felicity Zempilas. Une seconde plainte, pour abus sur un garçon, avait abouti à un non-lieu. Ces faits, pourtant établis, n’ont pas suffi à garantir la sécurité des Australiens face à ce prédateur avéré.
Son visa permanent avait été annulé après sa condamnation, mais l’Administrative Review Tribunal (ART) a finalement statué en sa faveur, lui permettant de rester sur le territoire. Kilbey a invoqué des liens familiaux et amicaux indéfectibles, ainsi que des problèmes de santé, pour justifier son maintien. Une décision qui soulève une question crucienne : comment concilier compassion envers un criminel et protection des victimes et de la société ?
Quand l’humanité envers les criminels prime sur la protection des innocents
La vice-présidente de l’ART, Simone Burford, a reconnu la gravité des faits, affirmant que « la communauté australienne s’attendrait à ce que son visa reste annulé ». Pourtant, malgré ce constat accablant, elle a estimé que ses « liens forts » avec l’Australie et ses fragilités physiques prenaient le pas sur la justice. Une logique qui interroge sur les priorités d’un État face à la menace que représentent les criminels sexuels étrangers.
Ministerial Direction 110 a servi de fondement juridique à cette décision. Introduite en 2024 par le gouvernement Albanese pour éviter l’enfermement indéfini de criminels apatrides, cette directive permet de réexaminer les cas au cas par cas. Une mesure qui, en pratique, ouvre la porte à des exceptions contestables au nom de la « réinsertion » ou de la « compassion », au mépris de la sécurité collective.
Les familles des victimes, horrifiées, dénoncent une justice à deux vitesses. « Ses besoins ont été placés avant ceux de la victime et de la société », déclare la mère du garçon initialement accusé, aujourd’hui disculpé. Malgré leurs demandes répétées auprès du ministre de l’Immigration, Tony Burke, aucune action n’a été engagée. Le département de l’Intérieur a répondu que la décision relevait d’un « choix politique » impossible à contester. Une impunité intolérable pour des crimes aussi odieux.
Les familles des victimes, privées de toute réparation, exigent désormais une réforme en urgence. Le cas de Kilbey illustre les dangers d’une politique migratoire où l’émotion et les procédures administratives priment sur la fermeté judiciaire. Une dérive qui rappelle que, trop souvent, les victimes paient le prix de l’indécision des États face à des prédateurs sans scrupules. L’Australie doit choisir : être un sanctuaire pour les criminels ou une terre où la justice protège ses citoyens.
- Daily Mail
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