Des incendies d'une violence inédite ravagent la Grèce depuis trois jours. En Crète, la fumée bloque les Canadair et empêche toute intervention aérienne. Les flammes, alimentées par des vents violents, ont piégé et tué deux pompiers. Près de 8 000 personnes ont dû être évacuées en urgence, dont une Française dont la location de vacances n'est plus qu'un champ de cendres.

Les dégâts humains et matériels s'alourdissent. Un restaurateur de Crète, Thrasivoulos Paterakis, décrit l'ampleur de la catastrophe : "Cet endroit faisait vivre deux familles, la mienne et celle de mon fils. Maintenant, on se retrouve à la rue". Son établissement, cœur économique local, n'est plus qu'un tas de décombres calcinés.

Des villages rayés de la carte

Les Cyclades ne sont pas épargnées. À Paros, plusieurs villages ont été évacués sous la pression des flammes. Laurent Deneef, cofondateur d'une agence immobilière locale, témoigne : "Des flammes énormes, à vitesse grand V et avec forcément un vent de panique. La police est intervenue en plus de toutes les alertes pour être évacués, pour taper un peu aux portes des habitants, pour qu'on sorte".

Des flammes qui dévorent tout sur leur passage, laissant derrière elles des vies brisées et des paysages méconnaissables.

La situation s'aggrave encore. Depuis Athènes, les habitants assistent, impuissants, à l'avancée des flammes visibles depuis l'Acropole. Une partie de la banlieue de la capitale a déjà été évacuée. Les conditions météorologiques, défavorables, compliquent chaque intervention.

Les secours, submergés, peinent à contenir les brasiers. L'absence de vent favorable et la sécheresse extrême transforment chaque tentative d'extinction en course contre la montre. Les garde-côtes, mobilisés en urgence, organisent des évacuations par voie maritime pour éviter les pièges terrestres.

La Grèce brûle, et avec elle, l'espoir de milliers de familles.

Les autorités grecques appellent à la prudence. Les pompiers, en première ligne, multiplient les mises en garde face à la propagation rapide des feux. Les réserves d'eau, déjà limitées, rendent chaque opération encore plus périlleuse. La priorité reste l'évacuation des populations piégées dans les zones les plus exposées.

Athènes dans l'œil du cyclone

Les images des villages réduits en cendres et des familles errant sur les quais des ports résonnent comme un avertissement. La Grèce, habituée aux incendies estivaux, fait face cette année à une crise d'une ampleur exceptionnelle. Les dégâts écologiques et économiques s'annoncent colossaux.

Sources :
  • France Info

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