Dans un nuage moléculaire situé à 26 000 années-lumière de notre planète, des chercheurs ont détecté la présence de 2-désoxyribose, un sucre essentiel à la structure de l’ADN. Cette molécule, jusqu’alors jamais observée dans l’espace, a été identifiée grâce aux données du radiotélescope ALMA, au Chili. Une avancée qui interroge sur les conditions de l’émergence de la vie dans l’univers.

Une molécule clé dans l’espace

L’étude, publiée dans la revue Nature Communications, révèle que ce sucre pourrait jouer un rôle clé dans la formation des acides nucléiques, briques fondamentales du vivant. Les astronomes soulignent que sa présence dans un environnement aussi hostile que les nuages interstellaires suggère que les ingrédients de la vie sont plus répandus qu’on ne le pensait.

Les scientifiques rappellent que des molécules organiques simples, comme le formaldéhyde ou le méthanol, avaient déjà été détectées dans l’espace. Mais la découverte du 2-désoxyribose marque une étape supplémentaire : elle confirme que des composés bien plus complexes, nécessaires à la vie, peuvent se former spontanément dans le vide cosmique.

Les comètes, vecteurs de la vie ?

Cette observation s’inscrit dans une série de recherches visant à comprendre comment la chimie organique se développe dans les environnements extrêmes. Les chercheurs estiment que ces sucres pourraient être transportés vers des planètes en formation par des comètes ou des météorites, offrant ainsi une piste pour expliquer l’apparition des premières molécules biologiques sur Terre.

Le 2-désoxyribose dans l’espace : un chaînon manquant entre chimie et biologie.

Les implications de cette découverte dépassent le cadre de l’astronomie. Elles pourraient aussi influencer les théories sur l’évolution des systèmes planétaires et, par extension, sur la probabilité de trouver une vie extraterrestre. Certains scientifiques évoquent même la possibilité que ces molécules aient joué un rôle dans l’ensemencement de la Terre primitive.

Si la vie est née ailleurs, elle a peut-être laissé des traces dans nos gènes.

Les prochaines étapes consisteront à affiner les observations pour détecter d’autres sucres ou composés similaires dans d’autres régions de la Voie lactée. Les astronomes espèrent aussi identifier des traces de ces molécules dans des météorites tombées sur Terre, afin de confirmer leur rôle dans l’émergence de la vie.

Vers une révision des théories sur l’origine de la vie

Cette avancée rappelle que l’univers reste un laboratoire à ciel ouvert, où les processus chimiques les plus fondamentaux continuent de surprendre les chercheurs.

Sources :
  • Science & Vie

Votre soutien est plus essentiel que jamais.

Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.

Soutenir NATIONO