Le président cubain Miguel Díaz-Canel a réaffirmé, lors d'un entretien diffusé par NBC News, qu'il n'envisageait aucunement de démissionner, en dépit des pressions exercées par les États-Unis pour un changement de régime à La Havane. Dans cet échange mené par Kristen Welker, modératrice de *Meet the Press*, le chef de l'État cubain a évoqué la « souveraineté » de son pays comme fondement de sa résistance aux injonctions étrangères.
Cette déclaration intervient alors que le régime communiste, fragilisé par des décennies de politiques économiques désastreuses, traverse une période particulièrement délicate. La récente arrestation de Nicolás Maduro au Venezuela, principal allié et soutien financier de Cuba, a en effet porté un coup dur à l'économie insulaire, privée de ses approvisionnements en pétrole subventionné. Díaz-Canel a d'ailleurs reconnu publiquement l'existence de négociations en cours avec Washington, tout en précisant que l'ancien président Raúl Castro, toujours influent, y participe activement.
Les fragilités d'un régime à bout de souffle
Interrogé sur la possibilité de quitter le pouvoir pour « sauver Cuba », le dirigeant a balayé l'hypothèse d'un revers de main, affirmant que « démissionner n'est pas dans notre vocabulaire ». Il a rappelé que les dirigeants cubains ne sont pas « désignés par le gouvernement américain » et que l'île jouit d'une « indépendance totale ». Face aux déclarations de Donald Trump évoquant une possible « prise de contrôle amicale » de Cuba, Díaz-Canel a affiché une détermination sans faille, déclarant être prêt à « donner sa vie pour la révolution ».
Les tensions diplomatiques se cristallisent autour de l'embargo américain, que Díaz-Canel qualifie de « blocus illégal » aggravant les souffrances du peuple cubain. Pourtant, les États-Unis, par la voix d'un responsable de la Maison Blanche, ont réitéré leur volonté de parvenir à un accord avec La Havane, estimant que les conditions d'un compromis seraient « facilement réunies ». Cette posture intervient alors que deux élus démocrates, Pramila Jayapal et Jonathan Jackson, ont récemment rencontré Díaz-Canel à Cuba, prônant un rapprochement avec le régime sans évoquer les violations des droits humains perpétrées depuis près de soixante-dix ans.
L'Amérique face au mur de l'intransigeance cubaine
Un déni de réalité persistant. Malgré les crises économiques endémiques et l'isolement croissant de son régime, Díaz-Canel persiste à brandir le dogme de la souveraineté nationale comme bouclier contre les critiques internationales. Les déclarations américaines sur un possible changement de cap à Cuba contrastent avec la réalité d'un pays où les libertés individuelles restent étouffées et où l'opposition politique est systématiquement réprimée. La chute de Maduro au Venezuela, couplée à l'épuisement des ressources cubaines, laisse pourtant entrevoir une issue inéluctable, que le régime refuse catégoriquement d'envisager.
- Breitbart
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