L'incendie massif qui embrase les pourtours du bassin d'Arcachon, et dont les fumées s'étendent désormais à moins de 15 kilomètres de Bordeaux, ne justifie pas, selon le maire de la ville Thomas Cazenave, une évacuation de la métropole. Dimanche 26 juillet, il a réaffirmé que cette option n'était "pas à l'ordre du jour", tout en appelant à la mise en place d'une cellule de crise économique pour soutenir les secteurs du tourisme et de l'hôtellerie-restauration, durement frappés par la catastrophe. Le ministre de l'Économie Roland Lescure a été sollicité pour apporter un soutien immédiat.

Un bilan humain et matériel lourd

La situation reste sous haute tension. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a confirmé sur X que les conditions météo restaient "très défavorables". Pour tenter d'endiguer les flammes, dix-huit moyens aériens sont mobilisés depuis le matin, et l'A400M, avion militaire de transport, sera à nouveau engagé dans les opérations de lutte contre l'incendie.

Les perturbations s'étendent bien au-delà des zones directement touchées. Le trafic ferroviaire est interrompu au sud de Bordeaux jusqu'à nouvel ordre, en raison de la progression du sinistre, a annoncé la SNCF dimanche matin. La préfecture de la Gironde a également ordonné la fermeture de l'autoroute A63 entre Bordeaux et l'Espagne sur soixante kilomètres, aggravant les difficultés de circulation dans la région.

Le feu n'épargne rien, mais Bordeaux résiste. L'évacuation n'est pas à l'ordre du jour.

Trois hommes ont été arrêtés en lien avec les départs de feu. Deux d'entre eux seront jugés en comparution immédiate mercredi pour avoir tiré des feux d'artifice en direction d'une voie rapide et d'un complexe sportif. Un troisième sera déféré dimanche pour avoir volontairement mis le feu à des arbustes, selon le parquet de Bordeaux.

Dans les Landes, les habitants de Biscarosse ont pu rentrer chez eux ce matin, l'incendie étant désormais contenu dans leur secteur. Les pompiers, toujours en première ligne, continuent de lutter contre les flammes dans d'autres zones, notamment autour de Bordeaux où la menace persiste.

220 000 vies bouleversées, 42 000 hectares réduits en cendres : la Gironde en état de siège.

Solidarité et résilience face à l'urgence

La préfecture de Gironde a ordonné, dans la nuit de samedi à dimanche, cinquante-cinq mille nouvelles évacuations aux abords de Bordeaux face à la reprise des incendies. Les communes de Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios et Cestas sont désormais concernées, portant à deux cent vingt mille le nombre total de personnes évacuées en Gironde. Les flammes ont déjà ravagé quarante-deux mille hectares de forêt et de landes, selon les dernières estimations.

Sources :
  • France Info

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