Malgré l'interdiction préfectorale de tout rassemblement festif à caractère musical ce week-end, près de 1 500 jeunes se sont retrouvés samedi 1er août à Aubigny, dans les Deux-Sèvres, pour une rave-party improvisée. Le risque d'incendie plane sur la région, déjà touchée par les feux de Gironde, a justifié la décision des autorités locales.
Les gendarmes ont déployé un dispositif de sécurité à la fois au sol et dans les airs. Un hélicoptère survolait en permanence la parcelle agricole transformée en dancefloor improvisé, située à proximité d'un bois en pleine campagne. Des extincteurs étaient disposés tout autour de la zone, tandis que des jeunes en maillot de bain dansaient et chantaient sous un soleil de plomb.
Un dispositif policier à toute épreuve
Les autorités ont rappelé que cette interdiction visait à « garantir la sécurité de tous ». La préfecture a souligné les « réels risques sanitaires et d'incendie » dans un contexte où les pompiers et gendarmes des Deux-Sèvres sont déjà mobilisés sur les fronts des incendies.
Sur place, des gendarmes tentaient de calmer des agriculteurs en colère. « Nous travaillons pour rendre la zone hermétique et limiter les va-et-vient », ont expliqué les forces de l'ordre, alors que la fête se prolongeait malgré l'interdiction.
Le médiateur de la fête a reconnu la présence de drogues dures, affirmant disposer de « gens formés pour gérer cela ». Des pancartes proposaient à la vente différentes substances, avec les prix affichés : kétamine, cocaïne ou LSD.
La préfecture a interdit vendredi « tout rassemblement festif à caractère musical (free-party, rave-party, teknival) autres que ceux légalement déclarés ou autorisés ». Une mesure prise pour éviter une aggravation de la situation déjà critique dans le département.
Les autorités locales ont confirmé leur inquiétude : « Les pompiers et les gendarmes des Deux-Sèvres sont mobilisés sur les incendies, notamment ceux de Gironde. Il y a, avec ce rassemblement, de réels risques sanitaires et d'incendie ».
Drogues et tensions : le cocktail explosif
La fête, qui avait débuté dans la nuit de vendredi à samedi, se poursuivait samedi après-midi malgré les mises en garde répétées. Les gendarmes sur place tentaient de contenir à la fois les débordements et les risques de départ de feu dans une zone déjà sous tension.
- BFMTV
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