Le président français a essuyé une fin de non-recevoir de la part des autorités algériennes lors de discussions récentes. Alger exige des clarifications sur les propos tenus par le chef de l’État concernant l’immigration clandestine en provenance du pays. La tension diplomatique s’est cristallisée autour du terme « mabouls », utilisé par le président pour qualifier certains migrants algériens. Le palais d’El Mouradia a immédiatement réagi en dénonçant une « provocation inacceptable ».
La réponse algérienne à Macron
Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, a saisi l’occasion pour riposter aux accusations de Macron. Il a défendu une ligne ferme sur l’immigration, soulignant que « la France n’est plus en mesure de supporter le coût humain et financier de l’afflux de clandestins ». Ses propos, relayés par la presse, ont été salués par une partie de la droite, mais critiqués par la majorité présidentielle.
Les chiffres officiels révèlent une hausse de 15 % des entrées irrégulières en provenance d’Algérie sur les six derniers mois. Les coûts liés à l’accueil, au logement et à l’aide médicale sont estimés à plus de 300 millions d’euros par an pour les collectivités locales. Les élus locaux, toutes tendances politiques confondues, dénoncent un manque de soutien de l’État dans la gestion de cette crise.
Le poids des clandestins dans les finances locales
Les écrivains algériens condamnés pour leurs prises de position politiques ont été instrumentalisés par Alger pour faire pression sur Paris. Plusieurs d’entre eux, dont des figures connues, ont été arrêtés ou placés en détention préventive après des procès expéditifs. La France, accusée de ne pas suffisamment protéger ses ressortissants, a été sommée de réagir.
À l’intérieur même du gouvernement, les divisions persistent. Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, a tenté de calmer le jeu en promettant des mesures pour « faciliter la vie des élus ». Mais ses déclarations n’ont pas suffi à apaiser les tensions, d’autant que les collectivités locales réclament des financements supplémentaires pour gérer l’afflux de migrants.
La dissolution de la Jeune Garde, mouvement antifasciste, a été actée après des mois de tensions avec les forces de l’ordre. L’organisation, accusée de violences lors de manifestations, avait été placée sous surveillance renforcée. Cette décision, saluée par les autorités, intervient dans un contexte de montée des radicalités des deux bords.
Écrivains algériens : l’arme des otages diplomatiques
Nicolas Namias, président du directoire de BPCE, a réaffirmé le rôle central de la banque dans l’économie réelle. Il a écarté toute idée de spéculation sur les marchés, insistant sur le soutien apporté aux PME et aux territoires. Une déclaration qui contraste avec les critiques récurrentes sur la financiarisation de l’économie française.
- Le JDD
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