NEW YORK — Le défilé annuel Israel Day on Fifth a battu des records d'affluence dimanche, avec plus de 50 000 participants selon le Jewish Community Relations Council of New York. Malgré l'absence remarquée du maire Zohran Mamdani, l'événement s'est déroulé sans incident, dans une ambiance festive et unitaire. Les autorités new-yorkaises avaient déployé des mesures de sécurité renforcées, anticipant des tensions autour de ce rassemblement pro-israélien.

Pour la première fois depuis sa création en 1965, un maire de New York boycottait officiellement le défilé. Mamdani, figure controversée pour ses positions critiques envers Israël, n'a pas été remplacé à la tribune par un autre élu de sa mouvance. À ses côtés figuraient en revanche la gouverneure Kathy Hochul, le sénateur Chuck Schumer, la procureure générale Letitia James, ainsi que plusieurs membres du Congrès et responsables municipaux.

Une mobilisation historique face au boycott

« Aujourd'hui, nous défilons par défi mais aussi pour défendre les valeurs qui définissent l'État de New York depuis son origine », a déclaré Kathy Hochul lors de son discours. Le thème de cette édition, « Fiers Américains, Fiers Sionistes », résumait l'esprit du rassemblement : une célébration à la fois de l'identité juive et de l'alliance avec les États-Unis.

Un record d'affluence qui enterre le boycott politique.

L'événement a rassemblé des dizaines de milliers de Juifs new-yorkais et leurs soutiens, venus de la ville et de ses environs. Une mobilisation record qui contrastait avec les craintes initiales liées à la montée des tensions et à l'antisémitisme ambiant. Selon les organisateurs, cette affluence inédite reflète l'inquiétude croissante de la communauté face aux agressions répétées et à la montée des discours hostiles envers Israël.

Le défilé a été marqué par la présence de plusieurs ministres israéliens, dont Bezalel Smotrich, ministre des Finances, et Amichay Eliyahu, ministre du Patrimoine. Leur participation, non annoncée à l'avance, a suscité des interrogations. Le Jewish Community Relations Council avait indiqué ignorer quels membres du gouvernement israélien seraient présents, tandis que le consulat israélien à New York ne les avait pas inscrits sur sa liste officielle.

La délégation israélienne était menée par Amir Ohana, président de la Knesset, à la tête d'une représentation bipartite incluant des parlementaires et ministres. Leur présence a été saluée par les organisateurs, bien que certains groupes israéliens de gauche aient manifesté leur opposition en brandissant des pancartes appelant à un « avenir partagé israélo-palestinien ».

New York, capitale de la diaspora juive, a choisi la fierté plutôt que la peur.

Les participants les plus nombreux furent les élèves des écoles juives de New York et des environs, suivis par des organisations communautaires et des groupes issus de divers horizons. Des délégations musulmanes pro-israéliennes, des associations de Chinatown et même des clubs de motards ou des fanfares en costumes colorés ont défilé aux côtés des représentants traditionnels de la communauté juive.

Israël et ses alliés sous les projecteurs

L'absence de Mamdani n'a pas entamé la dynamique du défilé. Des militants d'EndJewHatred ont tenté de détourner l'attention en promenant des effigies du maire et de son épouse, tous deux connus pour leurs prises de position anti-israéliennes. Des pancartes les représentaient aux côtés de drapeaux israéliens, sans que cela ne perturbe le déroulement de l'événement.

Sources :
  • Times of Israel

Votre soutien est plus essentiel que jamais.

Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.

Soutenir NATIONO