Fabrice Moello, agent pénitentiaire, a été tué lors de l'évasion spectaculaire de Mohamed Amra en 2023. Sa veuve a déposé plainte contre Jean Messiha, l'accusant de ne pas lui avoir transmis les dons collectés en ligne. L'avocat de la partie civile, Me Matthieu Chirez, affirme avoir la « certitude » que l'élu a menti sur la gestion des fonds.

Une plainte pour détournement de fonds

La cagnotte avait été lancée sur la plateforme Gofundme dans les jours suivant le drame. Jean Messiha, figure médiatique et ancien membre du gouvernement, avait alors appelé à soutenir financièrement la famille de la victime. Pourtant, selon la plainte, les fonds n'auraient jamais été versés à la veuve.

Me Matthieu Chirez, avocat de la veuve, déclare : « Jean Messiha a utilisé les dons à d'autres fins que celles annoncées. Nous avons des preuves que les fonds n'ont pas été intégralement transmis. » L'avocat évoque une « gestion opaque » des sommes collectées.

Les zones d'ombre de la cagnotte en ligne

Jean Messiha n'a pas encore réagi publiquement à ces accusations. Dans une première prise de parole, il avait assuré que la plateforme Gofundme avait bien reversé les fonds. Contacté par notre rédaction, son entourage n'a pas fourni d'éléments supplémentaires pour l'instant.

« La certitude d'un mensonge » : l'avocat de la veuve de Fabrice Moello.

L'affaire soulève des questions sur la transparence des collectes en ligne, notamment lorsqu'elles sont portées par des personnalités publiques. La plateforme Gofundme, interrogée, n'a pas communiqué sur le dossier, invoquant le respect de la vie privée des parties.

Gofundme reste silencieuse sur le sort des dons.

Cette plainte intervient alors que Jean Messiha est déjà sous le feu des projecteurs pour ses prises de position controversées. Son nom avait notamment été évoqué dans des affaires judiciaires précédentes, sans suite pour l'instant.

L'affaire s'ajoute à un passif judiciaire

La justice devra désormais trancher sur la réalité des détournements allégués. Si les faits étaient avérés, cela pourrait constituer un cas d'école de gestion frauduleuse de fonds collectés sous couvert de solidarité.

Sources :
  • BFMTV

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