Luciano Frattolin, un entrepreneur canadien de 46 ans, est accusé d'avoir tué sa fille de 9 ans, Melina, lors d'une vacation autorisée par un tribunal dans l'État de New York en juillet 2025. Avant son arrestation, il avait rédigé un texte délirant qu'il présentait comme un communiqué de presse, décrivant une vie fantasmée où il incarnait un père modèle et un homme d'affaires prodigue.

Le document, retrouvé dans une Toyota Prius blanche louée par le suspect, était truffé de fautes de grammaire et oscillait entre la première et la troisième personne. Il y annonçait notamment avoir obtenu la garde exclusive de sa fille, évoquait l'obtention d'un passeport italien pour elle et détaillait ses projets de retraite avec une nouvelle épouse pour l'élever.

Un père idéalisé dans un texte délirant

Frattolin se décrivait comme un magnat international ayant renoncé à un projet de 15 milliards de dollars et à des entreprises valant plusieurs milliards pour se consacrer à sa fille. Il affirmait aussi prévoir de léguer la totalité des revenus de ses comptes sur les réseaux sociaux et la moitié des profits de son entreprise de café à des programmes de santé mentale de l'ONU.

« Je suis un père courageux, un humanitaire, un entrepreneur prodige. » — Extrait du manifeste de Luciano Frattolin

Le texte, lu à l'audience par un enquêteur de la police de l'État de New York, commençait par une fausse dépêche annonçant l'arrestation et la condamnation à perpétuité de l'ex-compagne de Frattolin, Kali Galanis, pour avoir terrorisé le suspect pendant plus de dix ans. Il multipliait les contradictions, mêlant autoglorification et revendications fantaisistes.

L'accusé, qui se présentait comme un père « courageux » et un humanitaire, affirmait vouloir consacrer sa retraite à aider les personnes souffrant de troubles mentaux et à promouvoir la santé mentale dans le monde. Il citait même un avocat fictif pour vanter ses qualités de parent et accuser Galanis de manipuler le système judiciaire.

« Ne renoncez jamais, et ne cherchez pas à tromper la loi. » — Morale fantaisiste de l'accusé

Le manifeste se terminait par une prétendue « morale de l'histoire » : « Ne renoncez jamais, et ne cherchez pas à tromper la loi. » Les procureurs n'ont pas expliqué pourquoi Frattolin avait rédigé ce document ni quel usage il comptait en faire. Son arrestation a fait suite à une vaste chasse à l'homme dans les Adirondacks après qu'il eut inventé une histoire d'enlèvement de sa fille pour masquer son crime.

Les contradictions d'un manifeste fantaisiste

Dans ce texte, Frattolin évoquait aussi des détails intimes, comme le souhait de sa fille d'être appelée « Layla ». Il se décrivait comme un homme « naïf, généreux et métis », tout en se présentant comme un entrepreneur ayant bâti un empire à partir de rien. Les enquêteurs tentent désormais de comprendre comment ce père aimant a pu basculer dans l'horreur.

Sources :
  • New York Post

Votre soutien est plus essentiel que jamais.

Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.

Soutenir NATIONO