Un garçon, prénommé Rumi, a subi une intervention chirurgicale majeure au cœur lundi matin à l'hôpital d'un État du Sud des États-Unis. L'enfant, né le 12 août après neuf mois de grossesse, souffre d'un syndrome du cœur gauche hypoplasique, une malformation congénitale grave. Ses parents biologiques avaient demandé à la mère porteuse, McKenna West, d'interrompre la grossesse après un diagnostic posé à vingt semaines d'aménorrhée.

Une mère porteuse contre l'avortement

McKenna West, infirmière de 28 ans originaire d'Alaska, a refusé l'avortement malgré une clause de son contrat prévoyant cette éventualité en cas d'anomalie. Elle a choisi de donner naissance dans un établissement texan affichant un taux de réussite de 100 % pour la première des trois opérations nécessaires à la survie des enfants atteints de cette pathologie. Le refus de l'avortement a déclenché une bataille juridique entre les parents biologiques et la mère porteuse.

Les parents biologiques, Nausheen Gilkar et Omar Ahmed, ont tenté de faire valoir leurs droits après la naissance. Leur avocat, Lee Budner, a confirmé que Rumi avait subi l'intervention de Norwood, une chirurgie cardiaque complexe visant à reconstruire la partie gauche du cœur. « Rumi se remet désormais sous la surveillance de ses parents et de l'équipe médicale », a déclaré Budner à un média américain.

La bataille pour la garde de l'enfant

L'état de l'enfant reste critique et complexe, selon les termes de son avocat. Gilkar et Ahmed ont obtenu la garde physique de leur fils après l'accouchement, mais la mère porteuse a engagé une procédure pour en obtenir la tutelle exclusive. Elle souhaite que l'enfant soit soigné au Texas, où les chances de survie sont jugées plus élevées.

Refuser l'avortement pour sauver une vie : le choix d'une mère porteuse face à la pression de ses employeurs.

Les parents biologiques ont également porté plainte pour réclamer le remboursement de 250 000 dollars versés à McKenna West, ainsi que des frais supplémentaires. Ils avaient initialement demandé à la mère porteuse de se rendre en Californie pour accoucher, mais les modalités des soins postnataux restaient floues. West a accepté de se déplacer si les parents s'engageaient à autoriser l'intervention salvatrice.

McKenna West a été soutenue par l'association pro-vie Live Action, dont la présidente Lila Rose a facilité son installation au Texas. La militante a dénoncé le projet d'avortement comme une « solution » consistant à injecter une substance stoppant le cœur du fœtus avant son extraction par morcellement. West a qualifié cette perspective de « déchirante » et a choisi de protéger la vie de l'enfant.

L'opération de Norwood n'est que la première étape d'un combat médical et juridique.

Les parents biologiques ont évoqué leur « désespoir » face à la médiatisation de l'affaire. Leur avocat a accusé les autorités texanes et McKenna West d'avoir transformé leur tragédie familiale en « théâtre politique ». Malgré leur opposition initiale, Gilkar et Ahmed ont finalement accepté que l'enfant subisse l'opération salvatrice, bien que leur position sur son avenir reste incertaine.

Un parcours médical semé d'embûches

Rumi devra subir deux autres interventions chirurgicales dans les premières années de sa vie pour traiter son syndrome. La première opération, réalisée lundi, est considérée comme une étape cruciale sur le long chemin vers sa guérison. Les parents et l'équipe médicale gardent l'espoir d'une amélioration progressive de son état.

Sources :
  • Daily Mail

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