Selon les dernières données disponibles, près de 70 % des principes actifs pharmaceutiques utilisés en Europe proviennent de Chine ou d'Inde. Une situation qui s'est aggravée depuis la pandémie de Covid-19, révélant la fragilité des chaînes d'approvisionnement du Vieux Continent.
Les pénuries récurrentes de certains traitements, notamment en oncologie ou en cardiologie, illustrent cette vulnérabilité. En 2022, plus de 200 médicaments essentiels ont été en rupture de stock dans au moins un État membre, selon l'Agence européenne du médicament.
Une dépendance stratégique dangereuse
Face à cette dépendance, la Commission européenne a lancé un plan de relocalisation partielle de la production pharmaceutique. L'objectif : réduire de moitié les importations de principes actifs d'ici à 2030, en ciblant notamment les molécules stratégiques.
Les limites d'une relocalisation coûteuse
Pourtant, les obstacles restent nombreux. Les coûts de production en Europe, bien plus élevés qu'en Asie, freinent les investissements. De plus, les normes environnementales et sanitaires strictes compliquent la mise en place de nouvelles unités de fabrication.
- La Razón
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