La mission Artémis II s'est achevée sans encombre, mais déjà, les équipes de la NASA et de Boeing se mobilisent pour l'étape suivante. L'enjeu est de taille : préparer le lancement d'Artémis III, dont la date butoir est fixée à 2027. Si le choix de l'équipage reste à déterminer, c'est sur le plan technique que les avancées se multiplient.
Un événement symbolique s'est produit en Louisiane cette semaine. Au centre d'assemblage de Michoud, les ingénieurs ont extrait les quatre cinquièmes supérieurs de l'étage principal de la fusée Space Launch System (SLS), pièce maîtresse de la future mission lunaire. Cette structure, qui pèse plusieurs tonnes, abrite notamment les réservoirs d'hydrogène et d'oxygène liquide, capables de contenir plus de 2,7 millions de litres de carburant à des températures extrêmes.
Un transport stratégique pour la mission lunaire
Placée sur la barge Pegasus, la section a entamé un voyage de 1 450 kilomètres en direction du Centre spatial Kennedy, en Floride. C'est là que s'achèvera l'assemblage final de la fusée, avant son redressement à la verticale et son lancement. Une première technique retient l'attention : l'étage principal a quitté la Louisiane sans sa section moteur, une décision prise par la NASA pour accélérer la production.
Boeing, partenaire industriel, se félicite d'avoir respecté le calendrier initial, avec une sortie de l'étage prévue le 20 avril. Reste que les délais restent serrés. Artémis III servira de répétition générale en orbite terrestre, testant les manœuvres de rendez-vous et d'amarrage entre la capsule Orion et les modules lunaires de SpaceX et Blue Origin. Ces opérations sont indispensables avant le grand retour sur la Lune prévu avec Artémis IV, en 2028.
L'intégration des moteurs désormais à la verticale
Artémis III en bref : l'étage principal de la fusée SLS a quitté la Louisiane pour la Floride, marquant une étape clé pour un lancement prévu en 2027. Le calendrier impose une cadence accélérée, avec une intégration des moteurs RS-25 désormais réalisée à la verticale en Floride. Les manœuvres en orbite terrestre basse testeront les technologies indispensables avant le retour sur la Lune avec Artémis IV en 2028. Cette stratégie reflète une volonté de moderniser les méthodes de production tout en maintenant des objectifs ambitieux dans un contexte où les partenariats privés, comme ceux avec SpaceX et Blue Origin, deviennent incontournables. Les défis techniques et logistiques restent nombreux, mais l'avancée actuelle témoigne d'une dynamique que la NASA entend poursuivre sans relâche.
- Numerama
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