En pleine nuit, des familles canadiennes ont tout abandonné en quelques minutes. Tout brûle des deux côtés de la vallée, témoigne un riverain filmant l’enfer. « On est vivants », relativise-t-il, mais l’incendie a déjà tout emporté sur son passage. Vingt mille personnes ont évacué la zone depuis vendredi 7 août, alors que le feu s’étend à l’ouest du pays, à la frontière avec les États-Unis.

Une propagation hors norme

Plus de 100 foyers restent actifs dans une large zone forestière. Sur une vidéo amateur, un habitant observe, incrédule : « J’ai cru que ça allait se calmer, mais non. Regardez la taille de ces flammes. C’est incontrôlable ». Les secours n’ont jamais connu de telles conditions, selon les autorités locales.

La propagation fulgurante du feu a surpris les habitants. « Le feu est passé de 50 à 4 000 hectares en à peine deux heures », explique un témoin. D’autres tentent désespérément de sauver leurs animaux, sans savoir si leurs maisons résisteront. « Il est arrivé tellement vite et fort que je n’ai rien pu faire », confie l’un d’eux.

Jamais les secours n’avaient affronté une telle vitesse de propagation.

Les flammes, attisées par des vents violents et une sécheresse persistante, ont déjà ravagé plus de 10 000 hectares. David Eby, Premier ministre de la Colombie-Britannique, alerte : « Les conditions sont très dangereuses et changent de minute en minute. Le feu bouge incroyablement vite.

Depuis trois ans, les saisons des feux au Canada figurent parmi les plus destructrices jamais enregistrées. Les autorités craignent une aggravation dans les prochaines heures, alors que les températures restent élevées et que les ressources en eau manquent.

En 48 heures, 10 000 hectares réduits en cendres.

Des secours dépassés

La Colombie-Britannique fait face à une crise sans précédent. Les pompiers, submergés, peinent à contenir les flammes qui menacent des zones habitées. Les évacuations se poursuivent, tandis que les autorités appellent à la prudence et à l’évacuation immédiate des habitants encore présents dans les zones à risque.

Sources :
  • France Info

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