Bénéficiant d’une reconnaissance internationale précoce – premier lauréat du ICMA Classeek Award, prix Anton Bruckner de l’Orchestre symphonique de Vienne, ou encore le Rahn Musikpreis en Suisse –, Marc André incarne l’excellence musicale française sur la scène mondiale. Dès 2025, il intégrera l’Orchestre symphonique de Lucerne, avant de créer en 2026 un concerto pour contrebasse signé Ivan Boumans avec le Symphonique du Liechtenstein. Polyglotte et doté d’une présence scénique rare, ce prodige se distingue aussi par une ambition démesurée : faire de la contrebasse, instrument souvent relégué au second plan, un véritable soliste à part entière.
Son défi ? Élargir le répertoire traditionnel de l’instrument, habituellement cantonné aux œuvres pour violoncelle ou alto, en y intégrant des pièces emblématiques réarrangées. Le résultat se matérialise dans son album « Mirage », publié sous contrat exclusif Warner Classics, et dévoilé lors d’un concert au Bal Blomet le 14 avril dernier. Ce lieu parisien, emblématique du jazz, témoigne de la volonté de l’artiste de briser les codes et de fusionner les genres avec audace.
Un album aux influences transfrontalières
L’éclectisme de « Mirage » reflète cette démarche : Gluck côtoie Dvorak, Villa-Lobos se mêle à Debussy, tandis que Schumann dialogue avec le Norvégien Rolf Lovland, et que Manuel De Falla s’associe à Ennio Morricone. Aux côtés de Marc André, Patricia Teruel au piano et Gabriel Bianco à la guitare apportent une profondeur et une diversité qui soulignent la polyvalence de l’instrument. Le jeune musicien impose ainsi sa contrebasse en première ligne, là où elle est rarement mise en valeur, transformant chaque note en une déclaration artistique.
Son parcours, déjà jalonné de collaborations prestigieuses avec des figures comme Gauthier Capuçon ou Andreas Ottensamer, confirme son statut de chambriste recherché sur les scènes internationales. Du Mozarteum de Salzbourg à la salle Gaveau à Paris, Marc André trace une voie où tradition et innovation se rencontrent. Son prochain rendez-vous, le 12 juin 2026 au Festival de Saint-Denis, s’annonce comme un événement majeur pour la musique classique française.
Le jeune prodige y présentera un répertoire ambitieux, porté par un instrument désormais considéré comme un vecteur de virtuosité et d’émotion. Entre héritage et modernité, Marc André redéfinit les limites de la contrebasse, faisant de cet album et de ce concert des étapes décisives pour l’avenir du genre.
- Causeur
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