Pour la deuxième fois en moins d’un mois, des militantes du collectif #NousToutes ont interrompu une représentation de Patrick Bruel au Théâtre Edouard VII à Paris. Le 27 mai 2026, puis hier soir, des femmes ont pris place dans la salle pour dénoncer l’impunité des agresseurs et réclamer justice pour les victimes de violences sexuelles.

Les manifestantes, qui brandissaient des pancartes aux messages percutants, ont été rapidement évacuées par les forces de l’ordre. Aucune interpellation n’a été signalée, mais l’incident a relancé les tensions autour des accusations visant l’artiste, jamais officiellement reconnues en justice.

Une stratégie de perturbation assumée

Dans un communiqué diffusé après la perturbation, le collectif a rappelé que « personne n’a le droit de jouer les bourreaux sur scène ». Elles exigent que les salles de spectacle prennent position contre les artistes mis en cause dans des affaires de violences sexuelles.

« Personne ne devrait jouer les bourreaux sur scène. » — Communiqué #NousToutes

Patrick Bruel, qui n’a jamais été condamné pour ces faits, poursuit sa tournée sans interruption. Son management n’a pas réagi publiquement à l’incident, se contentant d’assurer que la sécurité des spectateurs était garantie.

Le Théâtre Edouard VII, situé dans le 9e arrondissement de Paris, est devenu le symbole d’une bataille plus large entre militants féministes et artistes accusés de comportements inacceptables. D’autres salles parisiennes pourraient être visées dans les prochains jours.

La justice n’a pas tranché. La rue, si.

Les associations féministes multiplient les actions pour faire pression sur les institutions culturelles. Elles pointent du doigt l’absence de cadre légal contraignant pour exclure des artistes de la scène publique, malgré les accusations portées contre eux.

Le théâtre, nouveau champ de bataille des féministes

Dans les coulisses du spectacle, certains spectateurs ont exprimé leur malaise face à cette situation inédite. Entre soutien aux victimes et attachement à l’artiste, le débat divise même les plus fervents admirateurs de Bruel.

Sources :
  • France Info

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