Le parquet de Quimper a ouvert une enquête pour violences sexuelles à l'encontre de Quentin Le Gaillard, maire LR de Concarneau, après le dépôt d'une main courante par une femme le 29 janvier dernier. L'élu, élu en mars, dément catégoriquement les accusations et dénonce une tentative de le discréditer en pleine campagne électorale.

Jean-Luc Lennon, procureur de la République adjoint de Quimper, a confirmé que l'enquête porte sur des violences sexuelles, la qualification exacte restant à déterminer. « C'est le parquet qui a souhaité qu'une enquête soit menée du chef de viol ou agression sexuelle », a-t-il précisé, sans livrer de détails sur les faits reprochés dans cette main courante.

Une enquête ouverte en pleine campagne municipale

Quentin Le Gaillard a rejeté avec véhémence les accusations, affirmant n'avoir « jamais eu le moindre geste déplacé ou violent envers une femme ». Il reconnaît avoir eu un rendez-vous en janvier avec la plaignante, précisant qu'un simple baiser sans lendemain aurait été échangé. « Je n'ai eu qu'un seul rendez-vous avec cette personne en janvier », a-t-il insisté.

« Je n'ai eu qu'un seul rendez-vous avec cette personne en janvier et nous avons uniquement échangé un baiser sans lendemain. » Quentin Le Gaillard

L'élu, âgé de 28 ans, dénonce une démarche « sans la moindre preuve » et une volonté de « me salir ». Il assure avoir répondu « en toute transparence » aux questions de la justice et promet de laver son honneur. « Je ne me laisserai pas faire », écrit-il dans un communiqué.

L'opposition locale a réagi avec fermeté. Le groupe Concarneau Citoyenne et Participative a demandé dimanche 2 août la mise en retrait immédiate de Quentin Le Gaillard, tant de ses fonctions de maire que de sa première vice-présidence à Concarneau Cornouaille Agglomération.

« Les considérations politiques ne doivent pas se substituer au temps de la justice », a répondu l'édile, réaffirmant sa mobilisation « au service de la ville et des Concarnois ». Il a souligné que les projets engagés pour Concarneau restaient sa priorité absolue.

« Cette jeune femme porte plainte sans la moindre preuve, avec une volonté évidente de me salir. » Quentin Le Gaillard

Le parquet n'a pas communiqué de calendrier pour la suite de l'enquête. Les prochaines étapes dépendront des éléments recueillis et des éventuelles qualifications retenues par les magistrats.

L'opposition exige un retrait immédiat

Les élus locaux attendent désormais les conclusions de la procédure pour trancher sur la suite à donner à cette affaire, qui secoue la vie politique concarnoise.

Sources :
  • BFMTV

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