L’initiative n’a pas manqué d’attirer les regards, pour le meilleur comme pour le pire. Zohran Mamdani, premier édile new-yorkais ouvertement socialiste, a célébré ses 100 premiers jours à la mairie avec une soirée fastueuse organisée dans un lieu emblématique de Queens. Au cœur de cette manifestation : un « musée » insolite, où étaient exposés des objets symbolisant ses réalisations, dont une portion de bitume liée à la réfection des nids-de-poule et un podium miniature issu d’une annonce sur les crèches municipales. Parmi ces pièces figuraient également un sac et une boisson de Taco Bell, prétendument récupérés lors d’un événement sur les réseaux sociaux en mars. La mairie a finalement précisé que ces déchets étaient en réalité reconstitués pour les besoins de l’exposition.

« Ce spectacle théâtral est parfaitement cohérent avec l’image de quelqu’un qui semble considérer la mairie de la plus grande ville du pays comme une plateforme TikTok », a ironisé David Carr, conseiller municipal républicain de Staten Island, dans les colonnes du *Post*. Un jour après que les confettis aient été balayés, le bilan de cette fête reste aussi léger que les promesses de changement. Les critiques soulignent en effet l’absence de résultats tangibles pour les New-Yorkais, malgré un discours enflammé sur la lutte contre les inégalités.

Un musée controversé pour une gouvernance en question

Mamdani, 34 ans, a défendu avec ferveur sa vision d’une gouvernance résolument ancrée à gauche, devant un public acquis à sa cause. « On nous présente les socialistes comme un mot sale, une honte à porter. Mais nous, nous ne rougirons pas de notre engagement en faveur du plus grand nombre, et non d’une minorité privilégiée », a-t-il déclaré, tout en évoquant les nids-de-poule comblés, les rues rénovées et l’annonce de la création de cinq épiceries municipales à prix réduits. La première devrait ouvrir ses portes dans le quartier d’East Harlem en 2025, les quatre autres devant suivre avant la fin de son mandat en 2029.

Pourtant, ses détracteurs ne se sont pas laissés convaincre. Joann Ariola, élue républicaine de Queens, a pointé du doigt l’écart entre les discours et la réalité vécue par les habitants. « Le maire tente de peindre un tableau idyllique, mais les New-Yorkais ne constatent aucune amélioration concrète », a-t-elle souligné. « Entre les agressions à l’arme blanche dans le métro, les engins explosifs à Gracie Mansion et la dégradation de la sécurité publique, ses priorités semblent ailleurs.

Entre promesses et réalités, le bilan reste en demi-teinte

Le « musée » des 100 jours, avec son sac de Taco Bell, rappelle également une vidéo virale publiée sur YouTube, où Mamdani avait consommé des plats rapides en compagnie de Sam Levine, commissaire à la protection des consommateurs et des travailleurs, pour annoncer un accord de 1,5 million de dollars contre les enseignes Taco Bell et Dunkin. En parallèle, un site interactif a été lancé, permettant aux partisans de parcourir une carte des réalisations du maire, agrémentée de clichés le montrant souriants auprès d’enfants ou en tenue de chantier.

Sources :
  • New York Post

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