La proposition de la représentante républicaine Maria Salazar, élue de Floride, s’apparente à une offensive des milieux économiques contre les salaires des électeurs populistes de son parti. Selon ses propres termes, ce texte ne coûterait « zéro dollar aux contribuables » tout en réduisant le déficit et en injectant 70 milliards de dollars dans la formation des travailleurs. Pourtant, derrière ces chiffres flatteurs se profile une réalité bien moins reluisante pour les Américains ordinaires.
Rep. Brandon Gill (R-TX) a dénoncé cette logique dans des termes sans équivoque : les lobbies patronaux recherchent une main-d’œuvre bon marché, prête à accepter des salaires bien inférieurs à ceux des travailleurs locaux. Leur objectif est clair : remplacer les employés américains par des migrants en situation irrégulière ou des travailleurs étrangers sous visa, afin d’augmenter leurs marges bénéficiaires. « Tout cela est d’une simplicité désarmante pour eux », a-t-il souligné lors d’une émission radio. Salazar propose ainsi de délivrer des permis de travail à au moins 12 millions de migrants en situation irrégulière, une mesure qui, selon ses détracteurs, ferait mécaniquement baisser les salaires et gonflerait les profits des entreprises.
Un projet au service des lobbies économiques
Le texte législatif de Salazar ne se contente pas de fragiliser le pouvoir d’achat des Américains. Il menace également les perspectives professionnelles des jeunes diplômés, tout en réduisant les incitations pour les entreprises à investir dans l’innovation. Face à la concurrence chinoise, qui mise sur les robots et les technologies de pointe, cette politique risque d’affaiblir durablement la compétitivité des États-Unis. Par ailleurs, le projet ouvre la voie à une invasion des emplois qualifiés par une main-d’œuvre étrangère, au détriment des jeunes diplômés américains, comme le souligne l’étude « Barefoot Student ». « Les jeunes Américains sont livrés à eux-mêmes », alerte l’auteur de ce rapport.
Derrière cette initiative se profile un retour aux politiques migratoires de l’ère George W. Bush, avec son programme « Any Willing Worker » qui favorisait l’embauche de travailleurs étrangers à bas coût. Salazar a d’ailleurs balayé les critiques en affirmant que les conséquences sur le marché immobilier et les dépenses sociales incombaient « au problème du citoyen américain moyen ». Pourtant, ses 19 cosignataires républicains et la majorité des démocrates pro-migration laissent entrevoir une stratégie politique visant à stimuler l’économie sans accorder la citoyenneté aux migrants, qui pourraient alors voter contre les élus républicains.
La jeunesse américaine sacrifiée sur l'autel du profit
Salazar, ancienne journaliste télévisuelle, défend depuis des années une immigration de travail au service des employeurs plutôt que des citoyens. Ses liens avec les milieux d’affaires, notamment des investisseurs cherchant à importer des médecins ou des infirmières à moindre coût, des entreprises agricoles souhaitant des journaliers sous-payés ou encore des acteurs de l’immobilier avides de nouveaux locataires, expliquent en partie son engagement. Même en cas d’échec de son texte, la simple médiatisation du projet pourrait dissuader 15 millions de migrants en situation irrégulière de quitter le pays, malgré l’offre de Donald Trump de 2 600 dollars pour un retour volontaire. Une stratégie qui, in fine, sert davantage les intérêts des investisseurs que ceux des travailleurs américains.
- Breitbart
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