Renaud Camus, écrivain et penseur dont les prises de position ont souvent alimenté les polémiques, se confie dans un entretien exclusif. Alors que ses détracteurs l’accusent de promouvoir une vision dangereuse de la société, il réaffirme avec une clarté tranchante sa vision du grand remplacement. Pour lui, cette théorie ne relève ni du hasard ni d’une paranoïa, mais d’une réalité tangible, à la fois culturelle et démographique..
Lorsqu’on lui soumet l’exemple d’immigrés maghrébins, souvent kabyles, parfaitement acculturés, Renaud Camus distingue avec rigueur l’individu du groupe. Son principal allié politique, Karim Ouchikh, ancien conseiller régional d’Île-de-France, incarne selon lui cette réussite individuelle. Mais le penseur rappelle que l’assimilation d’un peuple, lorsqu’il refuse lui-même de s’intégrer, relève de l’illusion. Il souligne que certains peuples, conscients de leur rôle de « remplaçants », revendiquent ouvertement cette posture..
Remigration : décolonisation ou rejet de l'autre ?
« Le grand remplacement n’est pas seulement une question culturelle, il est aussi racial », affirme-t-il sans détour. Renaud Camus rejette le terme « ethnie », qu’il juge trop scientifique, pour lui préférer celui de « race ». Pour lui, le dogme de l’inexistence des races, selon lequel toute distinction serait un outil raciste, constitue le fondement idéologique d’un génocide par substitution. Il insiste : sans races, il n’y a pas de remplacement possible. Cette position radicale, qu’il assume pleinement, alimente les critiques les plus vives à son encontre..
Remigration : décolonisation ou rejet de l’autre ? La remigration, synonyme pour lui de décolonisation, ne se limite pas selon Renaud Camus aux seuls délinquants ou clandestins. Il évoque explicitement la nécessité de renvoyer ceux qui, bien que parfois inoffensifs en apparence, se comportent en occupants de fait. Il cite l’exemple des pieds-noirs après les accords d’Évian, tout en précisant que sa vision d’une remigration « douce » exclut toute violence collective. Pour lui, la France doit préserver son identité face à une immigration massive qui, selon lui, menace son équilibre..
La question de la remigration, selon Renaud Camus, se pose avec une urgence croissante. Les accords d’Évian, qui ont vu le départ forcé de centaines de milliers de Français d’Algérie, illustrent pour lui les conséquences d’une politique migratoire défaillante. Si certains y voient une tragédie humaine, Camus y voit un modèle à éviter, tout en reconnaissant que la remigration doit s’opérer avec discernement. La France, selon lui, doit choisir entre le maintien de son identité et la dilution dans un « bidon-monde » uniformisé. Une alternative qui, quoi qu’il en coûte, devra être tranchée..
- Causeur
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