L'Ipop se présente comme une alternative française aux quadricycles électriques déjà établis, avec une promesse claire : casser les codes du marché. Ce véhicule compact, conçu pour deux passagers, mise sur un design épuré et une modularité inédite. Contrairement à la Citroën Ami, dont la silhouette reste ancrée dans les années 2010, l'Ipop affiche des lignes plus contemporaines, avec des matériaux légers et des finitions soignées. Les premiers essais soulignent une habitabilité optimisée, malgré des dimensions comparables à celles de son concurrent direct.
Un design qui rompt avec l'Ami
L'autonomie annoncée de l'Ipop atteint 120 kilomètres en cycle mixte, un chiffre qui place le quadricycle dans la moyenne haute du secteur. Pour comparaison, la Citroën Ami revendique jusqu'à 110 kilomètres selon les conditions d'utilisation. Les batteries lithium-ion, rechargeables en moins de quatre heures sur une prise domestique, sont présentées comme un atout majeur. Les ingénieurs français misent sur une consommation réduite, estimée à 8 kWh pour 100 kilomètres, contre 10 kWh pour l'Ami.
Autonomie et recharge : les atouts techniques
Le prix de l'Ipop reste un point d'interrogation. Si la Citroën Ami affiche un tarif de départ à 7 750 euros en France, les informations disponibles indiquent que l'Ipop pourrait se positionner entre 8 500 et 9 500 euros. Ce surcoût s'expliquerait par l'utilisation de composants haut de gamme et une garantie étendue à cinq ans. Les promoteurs du projet assurent que des aides à l'achat pourraient être proposées, mais aucun détail n'a encore été communiqué sur ce point.
Les premiers retours des testeurs mettent en avant le confort de conduite, notamment grâce à une suspension mieux adaptée aux routes dégradées. Le silence de fonctionnement, souvent critiqué sur les véhicules électriques compacts, est salué comme un progrès notable. En revanche, l'absence de chauffage ou de climatisation en série pourrait freiner certains acheteurs, surtout dans les régions aux hivers rigoureux. L'Ipop mise sur des options payantes pour ces équipements, une stratégie qui rappelle celle de nombreux constructeurs low-cost.
Les ambitions de l'Ipop ne s'arrêtent pas à la France. Les responsables du projet évoquent une commercialisation en Europe dès 2025, avec une cible prioritaire : les grandes villes où la mobilité électrique légère est en plein essor. Pour séduire les collectivités, l'Ipop promet des versions adaptées aux besoins des livreurs et des services municipaux. Une version utilitaire, sans vitres arrière, est même évoquée pour répondre à cette demande.
Prix et options : le défi commercial
Derrière l'Ipop se cache une start-up française, fondée en 2022, qui a levé près de 15 millions d'euros auprès d'investisseurs privés. Son objectif affiché est de produire 10 000 unités par an d'ici 2026, un volume qui permettrait de rivaliser avec les géants du secteur. Pour y parvenir, l'entreprise mise sur une production locale, dans une usine située en Auvergne-Rhône-Alpes. Une stratégie qui s'inscrit dans la volonté de réduire la dépendance aux chaînes d'approvisionnement asiatiques.
- Numerama
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