La décision d’acheter un logement reste l’une des plus lourdes de conséquences pour des milliers de familles espagnoles. Face à l’incertitude du marché, à l’évolution des taux d’intérêt et aux rumeurs persistantes sur un éventuel retournement du cycle immobilier, les futurs acquéreurs hésitent : faut-il sauter le pas maintenant ou attendre une baisse des prix ?

L’analyste immobilier Sergio Gutiérrez a récemment répondu à cette question dans une publication sur les réseaux sociaux. Interrogé sur la pertinence d’attendre une correction des prix, il a tranché sans ambiguïté : « Achetez maintenant, car nous ne serons pas capables de construire suffisamment de logements dans les années à venir.

Un marché à deux vitesses

Pour étayer son propos, il distingue deux segments du marché. D’un côté, les biens supérieurs à 500 000 €, où les prix commencent à se stabiliser, voire à reculer légèrement. « Les baisses observées ne signifient pas un effondrement du marché, mais reflètent des prix initialement trop élevés », explique-t-il. Lorsque les propriétaires révisent leurs attentes à la baisse, les transactions reprennent : « Un ajustement modéré suffit pour trouver un acheteur.

« Achetez maintenant, car nous ne serons pas capables de construire suffisamment de logements. » — Sergio Gutiérrez, analyste immobilier

La situation est radicalement différente pour les logements à moins de 300 000 €. Selon l’expert, ces biens s’arrachent en quelques jours sur les plateformes immobilières. Pourtant, les statistiques révèlent une baisse du nombre de transactions, imputable à une offre insuffisante.

Le coût élevé des loyers joue également un rôle clé dans cette dynamique. De nombreux locataires, dès qu’ils en ont la possibilité financière, se tournent vers l’achat. « La demande reste forte, mais l’offre ne suit pas », résume Gutiérrez.

Face à ce constat, l’analyste insiste : « Ne tardez pas à acheter. Les administrations ne parviendront pas à combler le déficit de logements dans les années à venir. » Il pointe du doigt l’incapacité des pouvoirs publics à relancer la construction de manière significative.

Les biens sous 300 000 € s’arrachent en quelques jours, ceux au-dessus attendent un ajustement.

Les logements à moins de 300 000 € continuent donc de s’envoler en quelques jours, tandis que les prix des biens plus chers se corrigent progressivement. Une tendance qui pourrait s’accentuer dans les mois à venir, selon les observateurs du secteur.

La pénurie, source de tous les blocages

Hors de l’Espagne, les tensions sur le marché immobilier s’étendent à d’autres pays européens, où la demande dépasse largement l’offre disponible. La question de l’accès au logement devient un enjeu central pour des millions de ménages.

Sources :
  • La Razón

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