Le maire de New York, Zohran Mamdani, ne se contente plus de dénoncer un prétendu « génocide » à Gaza. Il étend désormais sa critique à l’ensemble des difficultés que traverse la ville, des logements insalubres des immeubles de la NYCHA jusqu’aux couches pour bébés nécessaires aux familles.
L'argumentaire fallacieux de Mamdani
Lors d’un entretien avec le New York Times, il a partagé une anecdote survenue lors d’une promenade dans le quartier de Washington Heights avec une candidate démocrate au Congrès, Darializa Avila Chevalier. « Nous parlions du montant colossal que notre gouvernement fédéral verse, des milliards de dollars, à l’armée israélienne », a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « Un homme est sorti d’une épicerie avec deux paquets de couches Huggies dans les mains. Et vous voyez quelles sont les priorités des habitants de ce quartier.
Cette déclaration soulève une question évidente : Mamdani croit-il que seuls les pauvres achètent des couches, ou que l’État d’Israël force les nouveau-nés à se salir ? Plus sérieusement, sous-entend-il que, sans ces milliards envoyés à Israël, les couches seraient gratuites et les parents n’auraient plus à les acheter ?
Les chiffres qui dégonflent la bulle
Le sophisme des priorités inversées est ici flagrant. En avril dernier, le maire avait déjà déclaré au Politico qu’il était « difficile » d’expliquer à ses administrés des logements sociaux de Queensbridge pourquoi ils vivaient dans des conditions indignes « alors que nous trouvons des milliards pour larguer des bombes tuant des dizaines de milliers de Palestiniens ».
Les chiffres, eux, parlent d’eux-mêmes. Les États-Unis allouent environ 3,3 milliards de dollars par an à Israël sous forme de crédits militaires — une somme qui reste dépensée aux États-Unis. À titre de comparaison, le déficit de réparations des immeubles de la NYCHA s’élève à 80 milliards de dollars.
Même en supprimant intégralement cette aide et en réaffectant l’intégralité des fonds au logement social, les habitants de Queensbridge ne verraient probablement aucun changement notable. Pourtant, cette rhétorique est récurrente dans certains cercles de la gauche anti-sioniste.
L’US Campaign for Palestinian Rights, qui fédère des groupes militant pour le boycott d’Israël et dont les activités, selon Tablet, facilitent indirectement des dons défiscalisés à des organisations liées au terrorisme palestinien, avance que la part de New York dans l’aide militaire à Israël « pourrait financer » 929 393 foyers pour un mois de loyer gratuit, 3 119 164 familles pour un mois de courses, ou encore 515 790 enfants pour des soins de santé gratuits.
Un mensonge qui détourne l'attention
Ces projections, répétées pour chaque État, donnent l’illusion qu’Israël est responsable de tous les maux sociaux aux États-Unis. Comme si, sans cette aide, les problèmes de logement, de santé ou d’alimentation disparaîtraient comme par magie.
- New York Post
Votre soutien est plus essentiel que jamais.
Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.
Soutenir NATIONO


