Le navire de croisière MV Hondius, frappé par une épidémie de hantavirus, a accosté dimanche dans le port espagnol de Granadilla de Abona, aux îles Canaries. Plus de 140 personnes à bord, dont la majorité des passagers et une partie de l’équipage, doivent être évacuées avant que le bateau ne reprenne sa route vers les Pays-Bas.

Le navire, battant pavillon néerlandais, a été escorté jusqu’au port par un bateau de la Garde civile espagnole, selon les informations de l’AFP confirmées par le service de suivi maritime VesselFinder. Trois passagers sont décédés : un couple néerlandais et une femme allemande. Six autres cas de hantavirus ont été confirmés parmi les personnes à bord, dont le seul type de hantavirus transmissible entre humains, le virus Andes.

Une opération sous haute surveillance

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé l’ensemble des personnes à bord comme contacts à haut risque. Maria Van Kerkhove, directrice de la préparation aux épidémies et pandémies à l’OMS, a précisé samedi que le risque pour la population générale et les habitants des Canaries restait faible.

« Ce n’est pas un nouveau Covid. » — Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, arrivé en Espagne samedi pour superviser l’évacuation, a tenu à rassurer : « Ce n’est pas un nouveau Covid », a-t-il écrit dans une lettre ouverte aux habitants de Tenerife. Il a salué leur solidarité et exprimé sa confiance dans la réussite de l’opération.

Au petit matin dimanche, des tentes blanches avaient été installées le long du quai du port de Granadilla de Abona. La police avait sécurisé une partie de la zone. David Parada, un marchand de loterie sur place, a déclaré : « Il y a des craintes d’un danger, mais honnêtement, je ne vois pas les gens très inquiets.

Les autorités régionales ont refusé l’accostage du navire. Celui-ci est resté au large tandis que les passagers étaient dépistés et évacués entre dimanche et lundi, seule fenêtre météo autorisant l’opération. L’armateur Oceanwide Expeditions a indiqué que « tous les passagers et un nombre limité de membres d’équipage » devaient commencer à quitter le navire dès 7 heures GMT.

Six cas confirmés, trois morts. Le virus Andes, seul transmissible entre humains, alimente les craintes.

Une fois débarqués, les passagers devaient être immédiatement transférés vers des avions dédiés, selon la compagnie néerlandaise. L’OMS a confirmé six cas sur huit suspects vendredi. Aucun cas suspect ne subsiste à bord du MV Hondius, qui a quitté Ushuaia, en Argentine, le 1er avril pour une croisière transatlantique vers le Cap-Vert.

Les passagers suivis à la trace

Juan Petrina, responsable sanitaire provincial, a estimé qu’il y avait une « probabilité quasi nulle » que le Néerlandais lié à l’épidémie ait contracté le virus à Ushuaia, compte tenu de la période d’incubation. Les autorités sanitaires de plusieurs pays suivent les passagers déjà débarqués et toute personne ayant pu entrer en contact avec eux.

Sources :
  • Daily Mail

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