Le parquet de Paris a annoncé ce mercredi 13 mai avoir ouvert une enquête contre le forum de discussion legarçon.net pour « fourniture d'une plateforme en ligne pour permettre une transaction illicite, en bande organisée ». Ce délit fait encourir 10 ans de prison et un million d'euros d'amende. Le forum est « soupçonné d'être destiné aux hommes attirés par les mineurs », selon les termes du parquet.
Une enquête a été ouverte contre un forum de discussion intitulé legarçon.net, « soupçonné d'être destiné aux hommes attirés par les mineurs », a indiqué le parquet de Paris à l'AFP ce mercredi 13 mai, confirmant une information du journal Ouest-France. La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet, avec l'appui de l'Arcom, a lancé cette procédure après un signalement reçu le 24 avril du Haut Commissariat à l'Enfance.
Une plateforme sous surveillance depuis avril
L'ouverture de cette enquête par le parquet « est une étape essentielle », s'est félicitée la Haute Commissaire à l'Enfance, Sarah el Haïry, auprès de l'AFP ce mercredi. Elle a rappelé que « ceux qui dénoncent ces crimes, dont moi-même, ont aussi fait l'objet de menaces et d'intimidations ».
Sarah el Haïry avait indiqué le 2 mai qu'elle allait porter plainte contre un dénommé « Tristan », deuxième contributeur le plus actif du site, qui a écrit sur legarçon.net : « Miss Sarah El Haïry, faites attention à vos f… ». Elle avait alors expliqué que « les menaces proférées » ne l'impressionnaient pas, renforçant au contraire sa détermination.
D'après Ouest-France, « Tristan » publie ses récits depuis plus de 25 ans et multiplie les références au renseignement français. Il se présente comme ayant travaillé pour l'Élysée avant sa retraite en 2008, évoquant l'époque de Jacques Chirac, et revendique des relations intimes avec des adolescents rencontrés lors de ses voyages.
Sarah el Haïry avait annoncé le 29 avril avoir également saisi la justice concernant Chaat.fr et la plateforme Chatiw. Le parquet avait indiqué samedi 9 mai étudier les signalements visant Chatiw ainsi que la plateforme Motherless, qui héberge des vidéos d'actes sexuels sur des femmes inconscientes.
Les menaces contre les lanceurs d'alerte
Le parquet a aussi annoncé avoir ouvert en avril une enquête sur la réapparition, sous le nom de Cocoland, du site Coco. Immatriculé à l'étranger, considéré comme un repère de prédateurs par des associations de protection de l'enfance et mis en cause dans des guets-apens homophobes et dans l'affaire des viols de Mazan, Coco avait été fermé par la justice en juin 2024.
- BFMTV
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