Candace Desilva, 37 ans, responsable des questions de diversité au Royal College of Physicians, a évité la prison malgré avoir grièvement blessé un policier en le traînant sur plusieurs mètres lors d’un contrôle routier à Liverpool. Le 14 septembre 2024, elle a pris la fuite après avoir été arrêtée pour usage du téléphone au volant et pour un demi-tour illégal, alors qu’elle était en état d’ébriété avancée.
Un policier brisé par l’irresponsabilité
Conduite sous l’emprise de l’alcool, elle affichait un taux d’alcoolémie de 90 microgrammes pour 100 millilitres d’haleine, soit près de trois fois la limite légale. L’officier de police Simon Ward, ancien médecin militaire ayant servi en Afghanistan, a tenté de l’interpeller avant d’être violemment traîné par le véhicule en mouvement.
Desilva a ignoré les demandes de l’agent et a démarré son Range Rover, entraînant PC Ward accroché à la portière. Malgré les tentatives de l’officier pour retirer les clés et arrêter le véhicule, elle a maintenu sa course sur plusieurs dizaines de mètres, frappant l’agent et lui infligeant des lacérations aux mains. Le policier a actionné son bouton de détresse et utilisé son spray au poivre, sans succès : Desilva a ordonné à son passager de passer le véhicule en mode sport.
Lors de son arrestation, Desilva a crié à plusieurs reprises « Je veux rentrer chez moi auprès de mes enfants », avant de se débattre violemment, refusant de coopérer et blessant un second officier. Le tribunal a entendu le témoignage accablant de PC Ward, qui souffre désormais de séquelles permanentes à la jambe et porte une attelle au genou, en plus de symptômes de trouble de stress post-traumatique.
Son avocat a plaidé pour une peine suspendue, évoquant son statut de mère de quatre enfants, dont deux atteints de troubles neurodéveloppementaux, ainsi que ses antécédents de santé mentale et son engagement dans des thérapies depuis l’incident. Il a souligné qu’elle n’avait plus consommé d’alcool depuis septembre 2024 et qu’elle avait reconnu sa faute en s’inscrivant à des programmes d’aide.
La défense mise sur la situation familiale
Le juge Garrett Byrne a qualifié les actes de Desilva d’absolument répréhensibles, soulignant qu’elle avait mis en danger la vie d’un serviteur de l’État et risqué de tuer l’officier. Malgré la gravité des faits, il a suspendu la peine de 28 mois de prison, invoquant la situation familiale de la prévenue. Elle a en revanche été interdite de conduire pendant trois ans et devra repasser le permis avant de pouvoir reprendre le volant.
- Daily Mail
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