Les océans, premiers régulateurs du climat, supportent la moitié du coût social du carbone à l'échelle mondiale. Pourtant, aucune mesure climatique majeure ne les intègre dans ses calculs ou ses objectifs. Une omission d'autant plus frappante que les données du Baromètre Starfish 2026 révèlent une accélération des pressions sur les écosystèmes marins.
Un silence politique coûteux
Le rapport souligne que 25 % des surfaces océaniques subissent désormais au moins trois stress simultanés : réchauffement des eaux, acidification et appauvrissement en oxygène. Des phénomènes qui menacent directement les espèces marines et les populations côtières dépendantes de ces ressources.
L'océan, variable invisible des stratégies climatiques
Les scientifiques rappellent que l'océan a absorbé 90 % de l'excès de chaleur généré par les activités humaines depuis 1970. Une performance qui a un prix : la dégradation accélérée des fonds marins et des récifs coralliens, déjà visibles dans le Pacifique et l'Atlantique.
Les experts du Baromètre Starfish 2026 appellent à une refonte urgente des stratégies internationales. Leur constat est sans appel : sans prise en compte des océans, les objectifs de l'Accord de Paris resteront hors de portée.
Les coûts économiques liés à la dégradation marine s'élèvent déjà à des centaines de milliards de dollars par an. Une facture qui pèse sur les États sans qu'aucune compensation ne soit prévue dans les budgets climatiques.
La facture cachée de l'inaction
Les négociations internationales, comme la COP28, continuent d'exclure les océans de leurs discussions. Une situation que les auteurs du rapport dénoncent comme un déni des réalités scientifiques.
- Science & Vie
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