Lentement, la locomotive s’avance dans la blancheur immaculée d’Artouste. À l’avant, une fraise mécanique dévore les congères, tandis que Romain Captier, conducteur expérimenté, manie l’engin avec une précision chirurgicale. « Si on y va trop fort, elle cale. Il faut y aller tranquillement et prendre le temps », explique-t-il, conscient de l’enjeu : éviter tout blocage sur les huit kilomètres de voie à dégager.
Cette année, le déneigement s’annonce particulièrement ardu. Des amas de neige atteignant six mètres de hauteur barrent par endroits le passage, transformant la montagne en un paysage presque polaire. Le travail a débuté il y a trois semaines, dans des conditions souvent difficiles, avec l’utilisation de mini-pelles circulant sur les rails pour fragmenter les couches les plus compactes.
Huit kilomètres de neige à terrasser
Jean-Christophe Lalanne, directeur du site, détaille les défis techniques rencontrés. « Il y a des opérations très techniques, notamment lorsque la neige est trop dure. La mini-pelle doit alors décompacter avant que la fraise de la locomotive ne puisse intervenir », souligne-t-il. Une synchronisation minutieuse est indispensable pour préserver l’intégrité des voies ferrées.
La précision au cœur des opérations
L’équipe n’en est qu’à mi-parcours. Huit kilomètres de déneigement attendent encore les ouvriers, avant que le petit train d’Artouste ne puisse reprendre son service le 8 mai. Un spectacle de force tranquille, où l’homme et la machine défient ensemble les caprices d’un hiver particulièrement généreux.
- France Info
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