Le «monde libre» préfère afficher son hostilité à Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Tandis que l’islam est rejeté en Iran, il conquiert l’Europe molle et, singulièrement, la France apathique. Ce mercredi, sur RTL, Jean-François Copé (LR) a annoncé avoir renoncé à interdire le voile: « C’est trop tard » dit-il. Dernièrement, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez a déclaré, devant le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz: « Tu sais, mon cher Chems, combien le président de la République est attaché à développer, à mieux faire connaître l’islam. » Emmanuel Macron a refusé le survol de la France pour les avions américains transportant des armes vers Israël. Ces actes d’apaisement ont certes permis à Cécile Kohler et Jacques Paris, en résidence surveillée à Téhéran, de regagner Paris ce mercredi. Toutefois, la mansuétude des démocraties pour l’islam conquérant et judéophobe est une trahison pour les Iraniens qui étouffent sous cette oppression brutale et sanguinaire.
La France officielle, dans ses salamalecs à l’islam politique, a perdu le goût de la liberté. Rien n’effraie moins les dirigeants que la servitude volontaire, dénoncée vers 1550 par Etienne de la Boëtie dans Le discours de la servitude volontaire. Dès cette époque, le jeune juriste avait décrit le modèle de l’actuel Etat iranien: « Quatre ou cinq qui maintiennent un tyran, quatre ou cinq qui maintiennent tout le pays en servage ». Ceux-ci, explique la Boëtie, ont six cents qui «profitent sous eux» qui ont eux-mêmes six mille. Il poursuit: « Grande est la suite qui vient après cela, et qui voudra s’amuser à dévider ce filet, il verra que non pas les six mille mais les cent mille, mais les millions, par cette corde, se tiennent au tyran ».
C’est ce que Trump a découvert après s’être persuadé trop vite, avec les Israéliens, d’avoir décapité le régime dès les premières frappes il y a cinq semaines. La résistance du système, considérablement affaibli, reste néanmoins celle d’une construction qui s’est enracinée pour partie dans la société connivente. Après avoir usé jusqu’à l’absurde de la guerre des mots – allant hier jusqu’à menacer: « Toute une civilisation va mourir ce soir » – Trump a déclaré peu après minuit, devançant son ultimatum: « J’accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l’Iran pendant deux semaines ».
Israël a avalisé cette pause (sauf pour le Liban), issue des médiateurs pakistanais. Chaque camp y verra sa victoire.
Mais les Iraniens en révolte, prisonniers d’un islam tentaculaire, demeurent pour l’instant les oubliés de l’histoire.
- Causeur
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