Manon Relandeau, agricultrice de 31 ans, a disparu le 27 mars dernier après avoir été vue pour la dernière fois à Saint-Étienne-de-Montluc, en Loire-Atlantique. Son compagnon, Abdelkarim B., 41 ans, avait quitté la France avec leur fille de 15 mois avant d'être interpellé en Algérie le 27 avril. Depuis, plus aucune trace de la jeune femme n'a été retrouvée.
Sa famille maternelle s'est exprimée ce dimanche 3 mai auprès du quotidien Ouest-France, décrivant une femme épanouie et heureuse lors de leur dernière rencontre le 21 mars. « Elle a dansé, elle était rayonnante, tellement heureuse », confie sa mère. Son beau-père évoque une femme « douce, bienveillante envers les autres, toujours souriante et positive ».
Un couple en crise avant la disparition
Les proches de Manon Relandeau révèlent des tensions croissantes dans son couple. L'agricultrice, passionnée d'animaux, aurait pris conscience que « son couple ne fonctionnait pas normalement ». Peu avant sa disparition, elle avait sollicité l'association Citad'Elles, spécialisée dans l'accompagnement des victimes de violences conjugales, mais ne s'est jamais rendue à son rendez-vous prévu le 3 avril.
Abdelkarim B. avait quitté la France le 2 avril, la veille du signalement de la disparition de Manon Relandeau aux gendarmes. Condamné en 2019 à trois mois de prison avec sursis pour violences conjugales, il était connu des habitants de Saint-Étienne-de-Montluc pour son comportement violent et véhément. Interpellé en Algérie, il a été placé en détention et sera jugé pour suspicion de « meurtre » et d'« enlèvement sur mineure ».
Dans une vidéo diffusée sur TikTok la veille de son interpellation, il affirmait ne pas savoir où se trouvait Manon Relandeau, suggérant qu'elle aurait pu « se cacher » de ses problèmes familiaux. « Si elle voulait se cacher, vous pensez que je vais le divulguer ? Je suis un putain de loyal », déclarait-il, tout en évoquant des « problèmes que vous ne savez pas » sans jamais les préciser.
Les recherches pour retrouver Manon Relandeau mobilisent 100 militaires, dont 60 gendarmes de la compagnie de Nantes, des équipes cynophiles, des plongeurs et deux drones. Une cellule de 15 enquêteurs travaille jour et nuit sur l'affaire. Le beau-père de l'agricultrice espère toujours le « retour de la petite-fille », Inaya, 15 mois, retrouvée lors de l'interpellation de son père.
L'Algérie et les contradictions du compagnon
Le dispositif mis en place par la gendarmerie inclut un hélicoptère et des moyens techniques avancés pour couvrir une zone géographique étendue. Malgré ces efforts, aucune piste sérieuse n'a encore permis de localiser Manon Relandeau. Les enquêteurs appellent à la prudence : toute information susceptible d'éclairer leur enquête peut être communiquée au 0800 877 668.
- BFMTV
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