Jose Manuel Perez, 34 ans, a été condamné à 65 mois de prison fédérale après avoir plaidé coupable en août 2022 pour trafic d'espèces sauvages et importation illégale de marchandises. Les autorités ont révélé qu'entre janvier 2016 et février 2022, Perez et ses complices ont fait transiter des animaux protégés sans les permis requis par la Convention CITES, tout en dissimulant ces spécimens à leur entrée sur le territoire américain.

Les enquêteurs ont mis au jour un réseau structuré reposant sur des ramassages coordonnés, des itinéraires de transport et des paiements en liquide. Les complices récupéraient les animaux à l'aéroport international de Ciudad Juárez, au Mexique, avant de les acheminer par voie terrestre jusqu'à El Paso, au Texas. Une fois aux États-Unis, les reptiles étaient transférés jusqu'à la résidence de Perez, d'abord dans le Missouri, puis en Californie après son déménagement.

Un réseau organisé sur plusieurs années

Les procureurs ont précisé que Perez et ses associés se rendaient parfois au Mexique pour acheter directement des animaux capturés dans la nature avant de les introduire clandestinement aux États-Unis. Parmi les espèces concernées figuraient des tortues-boîtes du Yucatán, des tortues-boîtes mexicaines, des crocodiles juvéniles et des lézards perles mexicains.

Plus de 1 700 animaux exfiltrés illégalement, pour une valeur marchande dépassant les 700 000 dollars.

Les autorités estiment que l'opération a permis le passage d'au moins 1 700 animaux, pour une valeur marchande totale dépassant 739 000 dollars. Les enquêteurs ont également révélé que le réseau s'appuyait massivement sur les réseaux sociaux pour négocier les ventes, organiser les livraisons et promouvoir ces espèces illégalement obtenues.

Les publications en ligne incluaient des images et vidéos montrant des animaux arrachés à leur milieu naturel. Un autre volet de l'affaire concerne l'arrestation de Perez le 25 février 2022 au poste frontalier de San Ysidro. Les agents des douanes y ont découvert des dizaines de reptiles dissimulés dans ses vêtements, sa veste, ses poches et même dans la région inguinale alors qu'il tentait de pénétrer aux États-Unis.

Perez aurait alors affirmé aux officiers que ces animaux étaient ses animaux de compagnie. Un acte d'accusation modifié a par ailleurs révélé que Perez travaillait aux côtés d'un réseau d'intermédiaires, dont sa sœur Stephany, pour faciliter cette opération de contrebande sur plusieurs années.

Le trafic s'appuyait sur des intermédiaires familiaux et des plateformes en ligne.

Au moment de sa condamnation, Perez purgeait déjà une peine de neuf ans de prison fédérale après avoir plaidé coupable en mai 2023 pour plusieurs chefs d'accusation liés à la détention illégale d'armes à feu. Une interdiction de posséder des armes lui avait été notifiée en raison de condamnations antérieures pour terrorisme de rue et agression avec une arme mortelle dans le comté de Ventura.

Les réseaux sociaux, outil central du trafic

L'enquête a été menée par le service américain de la pêche et de la faune sauvage, avec l'appui des douanes américaines et des services d'investigation de la sécurité intérieure.

Sources :
  • New York Post

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