Une investigation du Daily Mail révèle que trois candidats du Parti vert britannique, dont une directrice d’école primaire, une professeure de lycée et un professeur d’université à la retraite, seraient impliqués dans des propos jugés « gravement antisémites ». Ces derniers jours, leurs publications sur les réseaux sociaux ont suscité l’indignation, notamment après les violences de Golders Green où un homme a poignardé deux Juifs avant d’être neutralisé par la police.

L’un des candidats, Ifhat Shaheen, candidate dans le quartier de Stoke Newington à Londres, a défendu dès le 7 octobre 2023 les attaques du Hamas contre Israël. Sous un compte portant son nom de jeune fille, elle a qualifié ces violences — qui ont fait près de 1 200 morts, des centaines de disparus et des agressions sexuelles — de « résistance » palestinienne face à une prétendue « oppression sioniste ». Elle a également relayé la théorie complotiste selon laquelle certains morts du 7 octobre seraient en réalité des victimes de tirs israéliens.

Les propos qui choquent

Shaheen a aussi nié les agressions sexuelles commises par le Hamas, malgré les conclusions de l’ONU confirmant des violences sexuelles « dans plusieurs lieux » lors des attaques. Par ailleurs, elle a qualifié le groupe CAGE, connu pour ses positions radicales et son soutien à des figures djihadistes, de « structure essentielle » ayant œuvré « pendant des décennies ». Pourtant, CAGE avait décrit en 2015 Jihadi John, bourreau de l’État islamique, comme un « jeune homme magnifique ».

Un autre candidat, Mark Bittlestone, enseignant d’histoire dans un lycée du sud de Londres et ancien membre de la troupe de comédie Footlights de Cambridge, a partagé des contenus qualifiant Israël de « colonie de dégénérés, violeurs et voleurs ». Il a également relayé l’idée selon laquelle les attaques du 7 octobre seraient une opération « sous fausse bannière » orchestrée par Israël, tout en accusant le lobby sioniste d’avoir « acheté le silence » du Parti travailliste sur le conflit.

Le troisième candidat, Kamel Hawwash, professeur d’ingénierie civile à l’université de Birmingham pendant 36 ans, a quant à lui qualifié le terroriste Mohand Halabi — qui a poignardé deux Israéliens à mort en 2016 — de « martyr » exécutant un « acte de vengeance » contre l’occupation israélienne. Hawwash a défendu cette position lors d’un événement organisé au Parlement britannique, affirmant que Halabi était « tué par un soldat israélien, donc pour nous, c’est un martyr ».

Ces déclarations interviennent alors que le Parti vert britannique est donné en tête des sondages pour les élections locales du 8 mai 2026, avec jusqu’à 500 sièges supplémentaires attendus. Lord Polak, ancien président des Amis conservateurs d’Israël, a réagi en mettant en cause la diligence du parti : « Soit le Parti vert n’a pas vérifié ses candidats, soit il assume leurs vues abjectes.

Le parti a tenté de se défendre en déclarant examiner les signalements de propos ne correspondant pas à ses valeurs. Pourtant, sa tête de liste à Londres, Zoe Garbett, a présenté ces trois candidats comme « excellents » lors du lancement de campagne à Stoke Newington. Ces révélations surviennent dans un contexte de montée des violences antisémites au Royaume-Uni, après l’attaque de Golders Green où un homme a poignardé deux Juifs avant d’être maîtrisé par la police.

Un parti vert sous pression

Les publications des trois candidats écologistes révèlent une ligne éditoriale cohérente : minimisation des violences du 7 octobre, relativisation des crimes du Hamas, et délégitimation systématique d’Israël. Ifhat Shaheen a par exemple partagé un message décrivant les attaques du Hamas comme une « riposte » palestinienne, tandis que Mark Bittlestone a qualifié Israël de « colonie de rapistes ». Kamel Hawwash, lui, a présenté un terroriste comme un « martyr » tout en niant la réalité des agressions sexuelles commises ce jour-là.

Sources :
  • Daily Mail

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